‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 578 sur 669 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

FRÈRE ARSÈNE. PEBl.O, FRÈRE PACO.ME, FRÈRE TIMOTHÉE.

FREkB PACONE, d'un «Ir Dieu vous garde, mon révérend!

frEre arsEie.

Je fuis le même vœu pour vous , frère Pacôtiie. FRErB TmUTUtB, d’une voli douce.

I Le ciel exauce-l-il les ferventes prières que je ne ^ cesse de lui adresser pour la plus précieuse santé du : couvent?

FBËKE ARSExB.

I Toujours bienveillant, frère Timothée! llêlusî ma goutte me laisse peu de temps,

FRERE PACOME.

Il faut vivre avec son ennemi, cuniiiie nous le disions sur les galères du roi quand la mer était inauj vaise; mais j'ai une Imnne nouvelle à vous annoncer: il nous est arrivé, vers minuit, un jeune homme qu'on a reçu dans lu maison sur un ordre du roi. Vous avez exprimé au prieur le désir d'avoir un novice de plus ; si celui-là vous convicril, on va le conduire chez vous.

I FRERE ARSENE.

' Bien voloiiliers, et le plus tôt possible.

FRERE PACOKE.

I Par .Nt»lie-Darac des Mariniers! je in'y utiendais. j Vous ainuÆ le changement, frère Arsène; soit dit I sans reproche.

{ frEre ar^Evf.

‘ Lt vous vous plaisez à nie le faire remarquer, frère ' Paeôme; soit dit sans aigreur, l^eldo, je le di.spense ' de ruflice. Tu resteras ici pour recevoir le iiouvc iu I venu.

DON JUAN D’AUTRICHE. - ACTE III

PEBtO. f

J’obéirai. (A p«rt.) Pas de malines, et une figure nouvelle» la journée commence bien.

FRfeRB ?ACUXE, avec durclO.

Bon précepteur qu'il aura là.

FRÈRE ARSÈVe.

Nous allons accomplir au cliœuruiie œuvre imporlaiiie» mes frères: celle d’implorer Dieu» |>our qu'il dicte aujourd'hui notre choix. En songeant au devoir sacré qui nous appelle, j’espère que vous sentirez le besoin d’ètre d’accord.

FRÈRE TIKOTHÉB.

Kst-ce que nous étions brouillés?

FRÈRE AR5È5E, i Tlmotbec.

J’aime à voir que vous lui avez pardonné sa critique un peu sévère de votre dernière homélie.

FRÈRE TllOTUÈE, avec UOMCCUr.

La charité me l’ordonnait. (Apari.j Mais je m’en souviendrai.

FRÈRI ARSÈVE, * Pac^mc.

El vous» sa repartie un peu vive contre scs anciens.

FRERB PACOHB, tH'Utquemcnt.

Je n'ai pas de rancune; (a part.) mais si j'en perds la mémoire!...

FRERE AR5ÈRE

Maintenant que tout est oublié , nous voici justement dans les pieuses dispositious où nous devions être, pour faire descendre les grâces du ciel snr l'éleciiou.

PEBLO, à pari.

Ils sont rapatriés pour matines; notre saint patron y mettra du sien» si cela dure jusqu’à vêpres.

FRÈRE ARXÈ:«E,a pacùmc.

Ayez quelque pitié d’un malade, mon li^ès-clier gardien, cl abrégez-moi la roule» en me faisant passer par la porte du petit oscalier.

FRÈRE PACOXE.

Ce serait de grand cœur: mais » de par tous les saints! je ne sais pas ce qu’est devenu mon i>assepartout.

PEBLO, a part.

Je le sais bien» moi.

FRÈRE AR.st:iE.

11 ne me reste donc qu'à inc résigner, (rmuntic hra» «U TiinctMv.} Mon bon Timothée, \oire appui!

FRÈRE TlRUrRÈE, baa. i

Oserai-jc \oiis dire : à charge tle revanche ! i

FRÈRE PACOXE, CD Utaat »c« pocbca.

Il faudra bien pourtant que je le retrouve.

(Frère Arsène sort appuyé sur le bras de TImolbéc; frère Pacème les suit.)

Page 1