‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 584 sur 669 · PE6LO · texte numérisé non relu

PE6LO

Jc ne suis pas le premier, mon père, qui se soit I laissé tenter par le fruit défendu.

LE PRIEI R.

Vous ne serez pas non plus le premier qu'on ail sévèrement puni d'avoir cédé â la tenlalioo.

PEBLO, i part.

I S'il pouvait aussi me cliasscrdu paradis!

FRÈRE ARXÈXB.

Pcblo, je penserai à vous plus tard. Vous, don I Juan» conduisez cet enfant dans ma cellule» et fàitcs- , lui sentir tout ce que sa conduite a de répréhensible.

DOX Jl'AX

Vous pouvez y compter» mon père.

LE PRIEIR, Adon Juao.

El pensez à mettre voire robe de novice ; c'est la n-glo.

I DOX JCAX.

Qui? moi!...

I FRÈRE ARSÈXE.

i C'est la règle.

1 IK)n Juan, qui emporte avec kuim-tir la t*obe Ue novice, ciumèiic Ffblo cl *ort. J

DON JUAN D’AUTRICHK. — ACTE IH

»ËI

SCFISE XI. I

FRflRE ARSÈNE, l.E PRIEI'R. puit DON j

OUEXADA. ]

Li ptitrR. I

Don Qucxaila vicnl de se préscnier |H>iir faire ses , adieux à ce jeune don Juan. Ta nouvelle de voire mon l’a frappé d'nnc douleur si vive, que j'en ai eu pilié. Je lui ai dil, sans le tirer louiefois derreur, i qu'il irouvcrail son éléve dans cet apparlcmeiil. I mais, pour peu qu'il vous répugne de l’admcUre en votre présence, l’entrevue aura lieu au grand par- ^ loir.

rBÈRB ARStVB.

Non pas, vraiment. Je le reverrai avec joie ; mais, mon père, j’ai UM grâce à vous dcmamler.

U MlEtlR.

Vous me rendez confus ; votre révérence ne saitelle pas que je lui suis dévoué. Qu’attendez-vous de moi?

rzSiiB AzsivB.

Bien peu de chose ; et je suis sûr qu’au moment où vous allez obtenir au cliapitre un triomphe auquel je me fais une joie de concourir, vous serez plus disjiosé encore â m’éire agréable. Ce jeune homme qu'on vicnl d’amener ici u’a point de vocation pour la vie religieuse; ordonnez que les portes lui soient ouvertes. Vous voyez que c'est peu de chose.

LE rZÎEl't.

Comment, peu de chose! mais l’ortlre de Sa Majesté s'y Oppose furmcllcmcnt.

rztBB ABüSSE.

Elle est dans l'erreur.

LE PRIBI'B.

Dans rcrreui !... Sa Majesté? Croyez-vous que cela soit possible ?

FBtBB ABStVE.

Eh! mon père, qui sait mieux que moi qu'un peut faillir ?

LE PBIECB.

Voilà une humilité que j’admire; cependant je me rends coupable envers le roi si je ilésobéis.

PBtBB ABSEVE.

Mais vous l'étes devant Dieu en obéissant.

LE PBIEIB.

Devant Dicn, c’est une question, mon frère ; cl envers le roi, c'est certain.

PBEEE ARSÊnr..

Ainsi, ma prière n’est pas accueillie?... Eb bien! ce que je demandais, je l'exige.

LE PBfElB.

J'aurai donc le regret bien amer de vous le refuser. fbEbeabsexe.

Mais...

LE PBIEIB

Mais... je suis le maître.

FBËRB ABSËXB, «vec B«rlO.

Le maître! le maître!... iAveeT<‘»i|tnanon.)ll est vrai, vous êtes le maître, j’ai fait serment d’obéissance, et jamais je ne donnerai ici l’exemple de la révolte.

Dox QrBXADA,<jut entre el reconnaît frCro Ar»Cnc.

Grand Dieu? que vois-jc?

LE PBIEl'R.

Votre révérence me j>crmet de me retirer.

rBËRE ABSËXE.

Vous êtes le maître.

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