‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 585 sur 669 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

FRÈRE ARSÈNE, DON Ql-EXADA.

DOX QI EVADA.

C'est hiou vous, sire! mes yeux ne me trompent pas. vous vivez! (voulant ne jeter tui genoux de IrCre Ariènc qii‘ ren empdehe. ) Pardonnez à l'émotion dont j’ai le cœur ; l>oulcvcrsc en liaisant une fois encore la main de mon ! royal maître. J’ai cru voir son fantôme sortir du tombeau.

FBËBB ABSEXS.

El ce n'csl que trop vrai; je ne suis plus qu'un fantôme de majesté. N’avez-vous pas entendu ce prieur qui sort d’ici î ne m’a-l-il pas dil : Je suis le maître? U refuse de délivrer mon fils, mon fils, qui, sans inc I connaître, me chérit déjà. Le ïicau jeune prince , don Quexada? que de fierté! quel feu dans scs yeux! des passions impétueuses, ii'esi-ce pas? et une tête !.... roi I une tête plus vive que la mienne !

DOX QrSXADA.

A qui le dites-vous, sire? il m’a précipité dans dos embarras qui m'ont rendu mallicurcux...

rtERB ABSkXE.

Comme une poule d'Espagne qui aurait couvé l'œuf d'un aigle.

IklX QrEXADA.

Tant que l’aiglon s est tenu dans sa coquille, rien de mieux ; mais du moment qu’il l’a brisée...

DON Jr\N DWüTaiCHE. - ACTE ID.

FRfiiRE AR^E'tE.

Il s'cst scnii dc&oa origine :i) a voulu île l'aircl du soleil. i*ar le Dieu virant! il en aura, en dépit de tous les obstacles; oui, la lumière pour ses yeux; et pour ses ailes, la Iit>erlé! (AUatilouvrlr lai>ortP Ile m cellulfi.) Venez, venez, mon jeune ami!

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