FRÈRE ARSÈNE, DON QUEXADA, DON JUAN
FRÈRE ARSÈNE
Nous, tenons conseil.
DON JCAN.
Je vous dirai en confidence, frère Arsène, que votre petit novice pourra nous être utile.
FRÈRE ARSÈNE
Il aura voix délibérative. Prenez un siège cl mettez VOUS 14, don Juan; à ma guucbe, seigneur Quexada : la séance est ouverte. ( a guoiada.) Ne sciiiez-vous pas un peu de honte à vous voir présidé par un moine, vous qui avez eu pour président...
DON Ql'EXADA.
Le plus grand homme de son siècle.
DON Jt'AN.
.Après François
FRÈRE ARSÈNE. A Qucxad;i.
^ Que dit-il donc? U me parait que vous lui avez I donné des idées justes.
DON QÜCXADA, rmh»iTJi*sé.
^ N'y prenez pas garde! (a pirt.) Cette éducaiionda I me compromettra partout.
FRÈRE ARSÈNE
Allons jeune homme , Cliarlcs-Quinl était un autre I politique que le roi dont vous parlez.
DON JFAN
J’aime mieux le grand guerrier que le grand politi-
I que-
FRÈRE ARSÈNE, t'anlnunt
I L'n fou couronné !
! DON JEAN
' Fn chevalier sur le trône!
DON Ql'EXADA.
Don Juan!.... ( Apiri. ) Il est endiablé de son Fran- ' çois P'.
FhÈRB ASSÈNE.
j Vous devez me céder là-dessus, en bonne con- ^ sdcncc.
DON JCAN.
j En bonne conscience, non, mou révérend.
FRÈRE ARSÈNE, *(• Irrint.
Je le veux.
i DON QrEXVDA, M lovant an««I.
Frère Arsène vous dit qu'il le veut; qu’avez-vous à repondre?
j DON JCAN , qui te lève A son tour.
Un mot fort simple : je ne le veux pas.
î DON QCEXADA.
^ Cest comme un fait exprès ; adieu la dclibéraiion.
' FRÈRE ARSÈNE, A pari.
11 a du sang d’empereur dans les veines.
DON QCEXADA.
Si jamais il abandonne une idée!...
DON JCAN.
El )K)urquoi l’abandonncrais-jc, à moins qu'il ne me soit prouvé que j'ai tort : persuadez , ne commandez pas; mais entre gens qui discutent, quand je veux est un allument, je ne veux pas devient une raison.
FRÈEE ARSÈNE, bal A QueW>ia.
j Je n’ni que ce que je mérite, avec mon argument royal. (Haut.) Deprenoiis nos places, (a don juan.) N'en parlons plus, jeune homme : je compremlsqu'à vingt ans on préfère François P', cl qu’on aime mioiix (Îliai’les-Qiiiiu à quarante.
DON JLAN D’AUTRICnE. — ACTE III.