‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 593 sur 669 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

FUtUE absCm:.

(Curage, mon vieux conseiller! alerte, mon juli page! voilà donc les courriers en canq^agne pour une crosse d’ahbé, comme jadis pour un sceptre d’empereur! Chose bizarre ; le clioix de quelques moines dans le clinpilrc d’un petit couvent d’Eslramadurc ne m'aura pas moins agité, je crois, que celui de mes électeurs couronnés à la grande diète de Francfort ; mais rendre la liberté à mon fîls, la lui rendre paria seule puissance de ma volonté, ce serait ma dernière et ma plus charmante victoire, (s'approchant de lafcncirv.) Ce Pcblo, il arrivera trop lard... non, je le vois; il arrête frère Timothée par la manche. Obi celui-ci est à moi. (Revenant lur le devant de la Mène.) Jc n'cn puis p.1S dire autant de notre incorruptible procureur. Dont y a-t-il sous un capuchon une tête à l'épreuve d'un chapeau? Mais, frère Paeême, cet obstiné frère Pacême cédera-l-il?ch! oui; par peur, tout vieux marin qu’il est; te ridicule est répouvaniail des gens du monde , cl lu scandale, celui des hommes d’Églisc. Ji; doute cependant : mon cœur bal; mon sang bouillonne ; je puis donc cunnailrc encore l’espérance et la crainte : doux supplice! il y a si longtemps que je o'ai rien désiré. Alt! je me sens revivre!

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