DON JUAN, DON QUEXADA
DON JCAN.
Coocevez-vous majoic? je vais la revoir.
* fiON Ql BXAOA.
Et c'est pour m'cnlralncr chez clic à mon insu que vous avez refusé de me suivre au palais de Médina. vVh! pourquoi ai-jc promis, solenncllomeiii promis de ne |ias vous quitter d'un moment? Ciiczdoiia Florinde !
DON JiAN.
Pouvais-jc vous conduire autre part?
DON Ot'EXADA.
Non , vous ne le pouviez pas ; depuis hier malin, il y a en vous je ne sais quoi de malencontreux qui se communique à moi, pour nous faire agir et parler tous deux, comme d’inspiration, au rebours delà prudence et du bon sens; cl vous êtes dans l'ivrcsso encore!
DON JI AN
Que voulez-vous? je n'ai que d’heureux pressentiments.
DON QtCX\DA.
.Mors il va nous arriver quelque malheur.
DON JUAN D ALTRICIIE. — ACTE IV
DO?i JCAfl, qui »’appr«vche do la porte par o:^ DorulbCc c»t •ortie.
Mais que fail-eUc?
DOS giEXAUA, qui le- »ul(.
Vous avez beau ue|)asm*écouler : il raulni'enlcmlrc; revenirdans une maison uù il vous a plu d'inlrotluirc le comte de Sanla«Kiore, qui est peul-c*lrc observée, cernée par des gens à lui, où vous pouvez le reneontrer en personne....
DOS JCAS.
Que j'aie cette bonne fortune, et ma joie est au comble.
DOS Ql'EXADA.
Dieu vous en préserve!... et moi aussi ! .Mais le plus acliarné de vos ennemis ne )>ourrail pas faire un vœu qui vous fût ])lus fatal. Savez-vous, Jeune homme, quel avenir vous jetez au hasard? Savez-vous qui vous êtes? Si vous le saviez, vous auriez un peu plus de respect pour vous-méme.
Di)^ JlA!t, qtii r«vlcnl pn^ciplumnicnt .
Du respect pour moi ! je ne m'en serais jamais avisé; je suis donc quelque chose de bien important dans le monde ?
DO!H QCEXADA.
Vous êtes...
Knfiii, je vais me connaître !
DOn gi'EXADA.
Vous êtes... un fou ; c'est tout ce que je puis vous dire.
DU!1 JCAH.
Ne me demandez donc pas de me conduire comme un sage; mais allons, asseyez-vous et rassurez-vous, mon digne ami ; vous ne seriez pas plus en i>einc quand le saini-oflicc se mêlerait de mes aOaires cl des vôtres.
DUR gl'EXADA.
C’est la seule infortune qui nous manque; n'en |>arlcz pas, ou vous la ferez venir.
DOR JC AN.
Dorothée! je meurs d'impatieuce; l)oroüiéc!...quoi ! lu es seule?...