‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 602 sur 669 · DON JUAN, DON QUEXADA · texte numérisé non relu

DON JUAN, DON QUEXADA

DON JCAN.

Coocevez-vous majoic? je vais la revoir.

* fiON Ql BXAOA.

Et c'est pour m'cnlralncr chez clic à mon insu que vous avez refusé de me suivre au palais de Médina. vVh! pourquoi ai-jc promis, solenncllomeiii promis de ne |ias vous quitter d'un moment? Ciiczdoiia Florinde !

DON JiAN.

Pouvais-jc vous conduire autre part?

DON Ot'EXADA.

Non , vous ne le pouviez pas ; depuis hier malin, il y a en vous je ne sais quoi de malencontreux qui se communique à moi, pour nous faire agir et parler tous deux, comme d’inspiration, au rebours delà prudence et du bon sens; cl vous êtes dans l'ivrcsso encore!

DON JI AN

Que voulez-vous? je n'ai que d’heureux pressentiments.

DON QtCX\DA.

.Mors il va nous arriver quelque malheur.

DON JUAN D ALTRICIIE. — ACTE IV

DO?i JCAfl, qui »’appr«vche do la porte par o:^ DorulbCc c»t •ortie.

Mais que fail-eUc?

DOS giEXAUA, qui le- »ul(.

Vous avez beau ue|)asm*écouler : il raulni'enlcmlrc; revenirdans une maison uù il vous a plu d'inlrotluirc le comte de Sanla«Kiore, qui est peul-c*lrc observée, cernée par des gens à lui, où vous pouvez le reneontrer en personne....

DOS JCAS.

Que j'aie cette bonne fortune, et ma joie est au comble.

DOS Ql'EXADA.

Dieu vous en préserve!... et moi aussi ! .Mais le plus acliarné de vos ennemis ne )>ourrail pas faire un vœu qui vous fût ])lus fatal. Savez-vous, Jeune homme, quel avenir vous jetez au hasard? Savez-vous qui vous êtes? Si vous le saviez, vous auriez un peu plus de respect pour vous-méme.

Di)^ JlA!t, qtii r«vlcnl pn^ciplumnicnt .

Du respect pour moi ! je ne m'en serais jamais avisé; je suis donc quelque chose de bien important dans le monde ?

DO!H QCEXADA.

Vous êtes...

Knfiii, je vais me connaître !

DOn gi'EXADA.

Vous êtes... un fou ; c'est tout ce que je puis vous dire.

DU!1 JCAH.

Ne me demandez donc pas de me conduire comme un sage; mais allons, asseyez-vous et rassurez-vous, mon digne ami ; vous ne seriez pas plus en i>einc quand le saini-oflicc se mêlerait de mes aOaires cl des vôtres.

DUR gl'EXADA.

C’est la seule infortune qui nous manque; n'en |>arlcz pas, ou vous la ferez venir.

DOR JC AN.

Dorothée! je meurs d'impatieuce; l)oroüiéc!...quoi ! lu es seule?...

Page 1