‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 607 sur 669 · X)N JUAN, PHILIPPE II, DONA FLOUINDE · texte numérisé non relu

X)N JUAN, PHILIPPE II, DONA FLOUINDE

Don Juan!

D05 JCA5.

Le comte !

Vous m'avez entendu ?

DOS J0i5.

Trop lard ; je vous aurais déjà puni.

005A FL0B15DB, qiil M précipite entre eut.

Vous n'en avez ni le droit ni le pouvoir, don Juan; vous ne connaissez pas celui que vous outragez, nos Ji*5.

Je le connais par scs actes, et il m’en fera raison.

rniLiPpe ii.

Je vous jugerai sur les vôtres; et vous m'en nrpoiidroz.

nOVA PLORIVDE, A don Juan.

Vous lui devez respect. Alt ! respect au plus iiolilu sang de la Castille !

no\ jr\N ivu TRir.HF. — acte iv.

:îsi

iM)n Jl iX.

Je ne le liens ni pour nulilc, ni pour (’astinun, eur il craint un homme et il menace une feiunie.

PHiLirCE H.

Je plains le sort île la femme; (|uant à riionmie, je le vois d’assez haut pour mépriser ses injures.

IK)5 JL’A'l.

Faute d'oser descendre jusqu'à >ouscn venger.

PUILTPPR ir.

S'il vous reste une lueur de raison * don Juan, pas un mot de plus, et sorte?.

Do'i jr\^.

Si vous avez encore une goutte de sang ilans le cœur, sortez avec luoi ou défemleZ'Vous.

1M>VA ri.URI^DE.

Ici... sous mes yeux!.., vous ne l'oserez p.vsî... {s'aiijchanoiuj.) Vous UC Ic pourrcz pas!. .

j razar ! ' nontraiit b ciumiin* <!(• lioiti rioriinip.) Ct*Me l(*innu*, ' ici! jedéi'ûlorai de leur sort.

1>0V^ FLORIMIE.

Pourquoi, don Juan, ne iiravez>vous paslaisse^e mourir si'ule?

^ ApK‘1 lui avoir Jplé un dernier rcffar»! . HIp mire dm» <i»u npiiarlcmcntoù im olGcirr l'accompfgnc.

uov Jl.VI.

j Kl je n’ai pu venger ni son honneur ni Icmîenîoîi!

I mon serment, mon scrnionl !...

FHIlirrE II, aux it»rdps.

Helirez-vons.

SCÈ^E XV.

PIIIUPI'K II, DON lil Y GO.MKS.

piiii.im: II.

Pour la dernière fois, obéissez.

DOV JlAS.

Pour la dernière fois aussi, défends-loi. I.a pointe de ton épee à ma poitrine, ou le pial de la mienne sur ion visage!... Kn garde!

DOVA PI.ORIVDC,m pouuanl iinrrl.

C’esi le roi !

DOV iaiuc (omlirr «ou

Le roi!

Dû>A ri.ORlVDE, un ffcnou en Icrrr.

Ah ! sire, grâce ! non pas pour moi ; je suis condamnée; mais pour lui, dont le S4‘ul crime fut de iiKiimer sans savoir qui j’étais, et de me défendre sans vous connaître.

PBIUPPE II, i Fl&rin«lr!.

Vous m'avez trahi.

DOVA ri.OftIXDE.

Kn voulant sauver vos jours.

Ou plutôt les siens. Qui vous dit que je ii'a\ai.s pas les moyens de me protéger moi-mème contre iin fou ) que je dédaignais trop pour me nommer ?( Apprbni au rond.) A moi, (îomes!

I Ma rage si longtemps comprimée peut donc enfin se ' tloiincr carrière!... Khhien! Coniès, c'est par loi que je l'ai connue, c’est toi qui m'as ramené dans ce lieu ' où luul n'est qu'idolâtrie et profanation. Quand je t'ordonnai d'éveiller sur cette femme les soupçons du saint office pour l'cirrayer, celait un instinct religieux qui m'y poussait à mon insu : une Juive!... elle ! m'a dit : Je suis une Juive! et elle a mieux aimé mourir pour l'avoir dit que se donner à moi en me le caclianl.

coxE^.

Ne pcul-elle pas vous avoir ironq>é , sire, afin d’eeliapper à vos poursuites?

PBIMPPE If.

Je l'ai pensé; je voudrais le croire encore; ou pliij tôt je voudrais ne rien .savoir. Que dis-je? ce vœu même est un sacrilège ; mais je l’aime , (Icptii.s qu'il y a un aldine entre nous deux, je l’aime de tout le désc.spoir que je sens de ne pouvoir la posséder. Pour comble de honte, il m’a insulté devant elle.

euxEs.

Mais du moins ce crime justifie d’avance un arrêt 1 que vous ne pourriez pas prononcer sans motif.

SCÈXE XIV. ! Il a levé sur moi celle épée!.. Que vois-je? regarde,

: Gomès : je ne me trompe pas; mes ordres sont arri- Lf.s Pntr.f;pr.NTs; ÏION UI'Y GOMKS, t:s omciER, , vés trop lard pour l’empikher de parler à Gli.trles- QL'LLQIF.S GARDES DU ROI. Quint.

PHIIIPPE II. A Gom<r«.

Ce jeune homme en démence aux prisons de l’.M-

DEUVIGIVE.

goxEs.

Kl c'est don Qucx.ada qui a tout conduit.

nON JUAN D’AUTRICHE. - ACTE IV.

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