‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 613 sur 669 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

* l'n prince de mon nom, de mon sang, un autre mui-iiiérac à nia cour ou dans mes .irmécs! Jamais. : J’ai assez d'un fils, c'est trop d'un frère. Il faut qu'il mcurcuu qu'il obéisse, «arcbanl avec agllalloa.) El quand il SC soumettrait, ne retrouverais-je pas toujours, sous sa robe sacrée, rinsoleiit devant lequel j'ai reculé? Ne verrais-je pas, jusque dans sa crosse d'évêque, I l'épée nue qu'il a levée sur moi? Point de grâce! qu'il : obéisse ou non, il faut qu'il meure, (sarreunt.) .Mais I mon père!... Je me révolte çn vain contre un asceii- I danl que je ne saurais secuiier ; il me domine : sa I royauté, toute morte qu'elle est, impose à la mienne.

I Je le traite de faiiu’mie; mais s'il m'apparaissait tout à coup, aurais-je la force de lui dire : < J'ai tué votre fils!... » Il me semble que ces mots meurent déjà sur I mes lèvres, comme s'il était la, comme si son regard d'aigle me faisait rentrer dans la poudre. L'Europe encore pleine de sa gloire, il lui suffirait d'un cri pour I la remplir de ma honte. ( %prp» un momeiudetucncr. Tuer son fils !... tuer son fils!... Je ne puis; (Tombant ; amM je n'ose pas. Mais il obéira; et comment l'y décider? l ue seule personne en aura le pouvoir.

DOJi JUAN D’ACTBICllE. — ACTE V.

et s'il résiste, si la lenlalion dcTient trop forte, c'est que Dieu voudra que j'j cède, et j'} céderai... Les voici.

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