DO.’I
Qu*cniL‘iids-je?
00!1A nURI^DE.
Ma prière Ta touché!
FRÈRE ARÿÈ'tl.
Moi, <|u‘uii devoir impérieux force à sortir d'une retraite que je croyais ne jamais quitter. Le père de celte jeune fille me rendit un service qui sauva le royaume, et qui fut oublié; elle, au moins, n'aura pas réclamé en vain mon appui. Je viens la demander à scs juges , qui ne me la refuseront pas ; à aous, qui devez élro de moitié dans ma reconnaissance.
PtlIUPPE II.
Sire, notre clémence avait prévenu la véire.
FRÈRE AR>ÉAE.
Ma inissioii n'est pas reiiiplie. (Uonirant don juau.) Nous nous somuics trompés tous deii\ sur la vocation de ce jeune homme; mais il n’est jamais trop lard pour reconnaiirc une erreur et pour la iép:»rcr. Don Juan, un genou en terre devant le roi d'E.spugnc! Kn présence de tout ce qu'il y a de grand et de sacré dans l'Ëlat, lui promcUez<vous oliéissance, lidéliié, dévoucuiciU jusqu a la mort?
mil jiAA.
Jusqu'à la iiiorl.
FRÈRE ARSEAE.
Don IMiilippe, promettez-vous à ce jeune liuiuuie protection cl amitié?
niiLipPE II.
II a eu de grands torts envers moi.
IRÈBE ARSEAE.
Les(|ucls? parle/..
PUILIPPE II.
Non, sire; je lie les rappellerai pas; car il faut ipie j’oublie pour que je |mrdonnc.
IRLHE AB5EM..
Kl VOUS oublierc/?
PHIItPFE II.
Par condescendance pour vous.
FRÈRE ARSÈVB, & dun Juflii.
Fils de Cbarlcs-Quiiit, don Juan d'Autriche, mou fils, relevez-vous et embrassez votre frère î
DUVA FLORlVDE, avec douleur.
Fils de (nuirles-Quiiil !...
110^ jCAjr.
I Moi! se peut-il? (rawanl dci bra« du roi dam ceux de frère Arsèue.} Moi, Ic (ils du plus grand homme que le siècle ail produit!
FRÈRE ARSENIE, Miurlaal.
.\ près François I".
IIO?l il AN.
j .Miîsire...
FRERE ARSENE, R don Ju.m.
J'ai encore à satisfaire une fantaisie do vieillard : tenez, prince, je vous recommande cet eufaiil que vous connaissez, et à qui je rends sa liberté de peur qu'il ne la reprenne; faites de lui un page.
PEBI.U.
Ah! je vous en prie, luoiiseigneur : père Arsène
I croit que j'ai lu vocation.
1 DON JCAN.
Kt je le crois aussi.
FRERE ARSENE.
Fil bien ! don Quexada, ai-je eu tort de me dire, en lu'cveillatii ce matin : la journée sera bonne.
WN Ql EXAD A.
Sire, elle liiiil mieux qu'elle ii'a couimeocé. (a pari ) S'il iii'urrivc de nie meure en tiers dans une coiiûdencc royale !...
PHILIPPE H, A frCre Arsène.
Votre Majesté ne me tiendra pas rigueur; elle tu'accordera au moins un jour.
FRÈRE ABüÉNE, b;u au roi.
' Don PIlilippe, c'est chose cmbarrassaiiie pour une cour que de faire bon visage au passé, sans se compromettre avec le présent ; entre la reconnaissance et I intérêt. le plus habile serait quelque peu eu |>einc de sa pei*soiinc : ii'en essayons ni l'un ni l'autre. (Uaut.) Je vous quille, mon fils : la majesté qui n'est plus doil céder la place à celle qui it^ne.
Je u'üse insister.
iiuN Qt'EWiiv, à |urt.
De peur que roiiibrc uéclipsc le soleil.
I FRÈRE .ARSENE.
Partons, doua Floriiulc.
DON JUAN D’AUTRICIIK. — ACTE
IK)^ FRERB ARltS'^e, 4 Pbtiim>e If.
Quoi! sire « quoi! mon père!... Adieu, sireî( a doaiutn.) revoir, prince !( a pcbio
50RA rt.oiUR|iB. qu'il amène atir le devaiil de la acène.) Reste, Rcblo^ IC
!*rince , nous ne nous reverrons plus en ce momie ; ' O'Ià fie la cour : cs-lu content ? mais nous resterons unis dans mes prières au Dieu de pkblo.
tous; je lui demanderai {K>ur moi la résignation qui i Je le crois bien, père Arsène. c*esl un si beau üeu. floniic la force de souffrir sans se plaindre, et pour où tout le monde sourit, où Ion s’embrasse, et où vous la gloire qui fait qu’on oublie. l’on s'aime...
JTA^. I FRSRE ARSKRE , lui doiitiant mi pvtU coup »ur la jOtit*.
Vous oublier! ail! jamais, JaiiiiiiN. Omiime au couvetii.
EXAMEIN CRITIQEE
DE DON JL'4N D’AliTRICHE,