SCÈNE X
I‘.\ÜLO, THÉCLA, LUIGI, MAUCO.
THtCLA.
MonfiU!
LIIGI.
iVli! mou frère!
Seul bien
Qu'au ciel je demandais!
U IGI.
Mon Paolo!
Le mien, quiin'csl rendu!
Je goûte à te revoir !
LCICT.
Doux i*eiour! qucdeclianiics
PAOLO
Où suis-jc?
TUKCLA.
^ous les larmes,
Les liuiscrs malcrnols.
LL'IGI.
Sur le sein d’un ami.
Parlü'iiiui.
THtCLA, froidcmeul.
Vous plaindre, est-ce uncolTciise?
PAOLO
Je vous plaignais de même; csl-cc un crime?
LUIGI, virement.
Je pense
Que nous avions raison de nous plaindre tous trois ; L'absence est si cruelle !
TUÉCLA.
.\li ! c'est vrai.
M.VKCO.A pari.
Celle fois,
Il a paré le coup.
THtCLA.
Cràcc à la Providence,
Tu trouveras ici la gaieté, l'abondance,
L'union.
MARCO, A pari.
Qu’elle y reste !
LlIGl.
Oui, tout m'a réussi,
Frère, j'ai prospéré.
IHtCLA.
I Mais c'était juste aussi ;
Dieu protège les siens.
j PAOLU.
: (àurmncnl les siens?
I I.CIGI.
En |)cic,
il nous protège tous.
U^E FAMIIXE AU TOIPS 1)E U TUER.
Müis i'aulir...
THtCLA.
Cf|>eiulaiil l'un |*ros|ȏrc:
PAOLO
Ou le cliâlic?
Je ui'eniends.
U'IGI.
Kit! de quels lorU?
PAOLO
THtCLA.
Uounjuui?
PAOio, prenant U nutn de ton fr^re.
1/uD el Taulre ils oui la même foi.
TatCLA.
Qn'ù l'espril qui s'obstine un jour le ciel pardonne! Cesl mon vœu.
PAOl.O.
Comme un jour au cœur qui l'abandonne ! C'csl le mien.
TaSCLA.
Pour l'aveugle à quoi serl la clarté?
PAULU.
A qui poursuit l'erreur que fait la vérité?
l.eiTeui!
THfel LA.
PAOl.O.
L’aveuglement!
MASCO, A pari.
Ail! la voilà partie!
Le démon de Luther sc met de la partie.
LLIGt.
5Ia mère, Paolo, ne pensons qu'au bonlieur O'etre unis tous les trois dans la paix du Scignei.r.
THtCLA, A Paolo avec cffuiloQ.
Luis, toujours unis, en priant Tun pour l'autre! Oublions tout... Ta main!
LllGl, en la mettant «latia celle do Tliécla.
Klie clicrcbail lavotie.
THtCLA, A Paolo.
l'mbrassons*nous, mon fils, el de bonne amitié. Je vous quitte; Marco ne fait rien qu'amoitié.
A Marco.
J'aurai du soin pour deux. Que le foyer pétillé ; Craiid feu 1 fête au logis cl banquet de famille ! .Vprès un si long deuil que la joie ail son tour, l’uisquc l'enfant prodigue est enfin de retour.
MASCO, baa, en riant, A la inattrcai^c.
i'aussG comparaison, maîtresse ; car j'estime Qu'il ti’a pu, lùiyanl rien, manger sa légitime.
TütCLA , «êvtremcni.
Respect à l'Écriture ! en rire, c’est jæi lier.
MARCO
Bon ! Dieu fera le sourd j>our ne pas s'en fâcher.
TBSCLA.
Silence! et suivez-moi.
MARCO, A part.
Le premier choc fut rude ; Mais quand de disputer ils auront l'hahiiudc...
Il ault Tb^uta.