‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 661 sur 669 · SCÈNE XXV · texte numérisé non relu

SCÈNE XXV

P.AÜLO, à ta porte de la chambre de ton frère; THÉ- CLA, tes yeux attacha tar ta Bible et abtorbce duiu ta lecture.

TUtCLA, aprira ■‘^Ire asal»r.

Prions pour Luigi qui sommeille.

Du sacrihee enfin c'est aujourd’hui la veille :

Dieu, de t’offrir mon fils le moment est venu.

Meure en lui le pécheur qui t'avait méconnu...

FAOLO.

\ Que dil-ellc?

tbScla.

El vers toi que le chrétien s'élance !

Tu l'attends : ton oracle a rompu le silence.

Oui, ce livre inspiré, je l'ouvris au hasard,

Et le verset du texte où tomba mon regard Me dit qu'en racceplant lu bénirais l'oirrande;

Debout et .Tvec cialiatlOQ.

Car voici, Saint des saints, ce que ta voix commande :

I FAUIO.

J’écoute.

THÈCLA, Usant la Bible.

< Prends celui que tu aimes, ton unique sur lu terre , * cl va me l'offrir en holocauste! >

PAULü, qui a'iUance dans la durable.

J'oliéis.

TUÊCU.

Couronnant mes efforts.

Achève, l>iou vainqueur, fais-moi i)oirc à pleins l>urd.>

LNK FAMILLE AU TEMPS DE LUTHER

Les pures voluptés dont ta coupc est remplie :

Que je jouisse en6n de mon œuvre accomplie,

Dans la joie et l'orgueil de la maternité;

Achève et mets le comble à ma félicité! Qu'eotcnds-jc?... Crainte vaine!... 11 veillait, il médite;

Paolo tort à pM lentt de la chambre et «lent a'appnyrr «ur la rampede l'eacalitT.

D'une ardente ferveur rémotion l'agite.

Et ces sons éloulTés qui me glavaienl d'eflfroi...

Non, des gémissements arrivent jusqu'à moi!

LCIGI , en (lehorc.

Paolo !

PAOLO

Je succombe.

Par devoir.

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