PROLOGUE
Yors croyez tous que, brodant quelquefois Nouvelle en vers, ou conte, ou comédie , J'aime à Surprendre ou sottise, ou folie, Et suis charmé de tout ce que je vois; Que quand Eglé, qui veut être à la mode, Suit à la piste un fat suivant la cour, Donne une scène , ou fait quelque bon tour , Qui peut m'oflVir un plaisant épisode ; J'en fais les feux, et que je ris d'autant. Non, point du tout; j'en suis très-mécontent.
1 44 OEtVRES
Bien il est vrai que l'amour m'intéresse :
J'en suis fj'^ché, ma's j'ai cette faiblesse.
Damis s'en moque , et me trouve pédant ;
Cléon me plaint : il fuit le sentiment,
Se croit un sage ; et que s'il a Delphire ,
Ne Faimanl point , on n'a rien à lui dire.
Delphire même est fort de cet avis i
C'ci^t sans aimer qu'on trompe les maris.
C'est im grand mal , mais très-grand, que les femmes
Aiment un peu qu'on les ait à son tour;
Je ne dis mol; mais, s'il se peut, mesdames.
Dans vos boudoirs daignez placer l'Amour.
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