PROLOGUE D'UN AUTRE CONTE
Je fus toujours un peu républicain ; C'est un travers dans une monarchie.
Vous conclurez, certes , que le destin, Sous Louis-Quinze a mal placé ma vie.
Assez long-temps j'en ai gémi tout bas. On me disait : La France est ta patrie. Il faut l'aimer; cela ne prenait pas.
Triste habitant d'une terre avilie ,* Je consolais jî a pensée ennoblie, En la tournant vers ces climats heureux , Qui présentaient à mon cœur, à mes vœux , La liberté , ma maîtresse chérie.
Je m'étais fait Anglais, faute de mieux. Ou bien, par fois, rêveur, silencieux ^ Je saluais les monts de l'Helvétie ,
DE CHAIMFORT. î l^B
Clierchaut des yeux , dans le simple Apenzel , L'Egalité , celte fille du ciel , Faite pour l'homme et par l'homme haïe : Péché d'orgueil que son malheur expie.
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