LETTRE IX
A MADAME d'aNGIVILLIERS.
Je ne vois pas une seule raison , madame , d'avoir moins de confiance en vos bontés cette année que la précédente ; mais j 'ai bien peur d'y avoir recours un peu tard , et je crains que vous n'ayez disposé de tous vos billets pour la séance publique du 2 5 de ce mois. Je suis fort curieux d'entendre la lecture de FEloge du chancelier de Uhospital ; et vous êtes , madame , ma seule espérance : mais ce n'est pas une raison de désespérer. Je vous supplie de vouloir bien me mander s'il est possible que j'aie un billet de vous , afin que j'aie le temps de faire encore d'un autre côté quelques tentatives qui après tout seront probablement inutiles.
Je sais que votre santé est meilleure , et que vous êtes même venue à la comédie ; si vous aviez eu la bonté de me le faire dire , j'aurais profité de cette occasion pour vous faire ma cour ; et cet intérêt aurait fait ce que n'a pu faire celui de voir une nouveauté qu'on joue par une si cruelle chaleur. Je ne sais si je dois me flatter d'en être dédommagé le jour de la saint Louis.
Je vous prie, madame, de vouloir faire remettre à M. d'Angivilliers la lettre ci-jointe ; elle contient
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quelques détails sur une affaire à laquelle vos bontés pour moi vous ont intéressée , et qui est terminée aussi bien qu elle pouvait l'être.
Je suis avec respect , madame , et avec tous les sentimens que vous me connaissez , etc.
Secrétaire des commandemens du prince de Condé , en dépit de ce qu'on en veut dire.
Paris , 3 1 juillet.
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