A LA
Paris, 1 5 juillet 1790.
Bon Dieu ! que j'admire votre courage, et que j'aime votre bonté! Que je vous ai désirée à la place où j'étais , en face de l'autel ; et tout auprès , un asile contre les averses î Je sais où vous étiez , et vous étiez bien mal. Dans ce moment , je vous au- Tjais presque grondée ; mais je vous aurais aimée
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davantage, s'il est possible. Comme il ii y aura plus de fédération , j'espère que vous vous ménagerez , que vous soignerez ce mieux qui ( dieu merci ) est arrivé bien vite , dont j 'irai voir les progrès au plutôt , peut-être aujourd'hui même , et dont je vous remercie.
J'aime bien encore votre nouvelle profession de foi : nous sommes inébranlables dans notre religion. J'entends crier à mes oreilles , tandis que je vous écris : Suppression de toutes les pensions de France ; et je dis : « Supprime tout ce que tu voudras , je ne changerai ni de maximes, ni de sentimens. Les hommes marchaient sur leur tête , et ils marchent sur les pieds ; je suis content : ils auront toujours des défauts , des vices même ; mais ils n'auront c[ue ceux de leur nature , et non les difformités monstrueuses qui composaient un gouvernement monstrueux. »
Adieu , mon aimable amie ; conservez-vous pour vos amis. Faisons durer tout ce qui est bon de Tançien temps qui était si mauvais.
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LETTRE XVIL