‹ Œuvres complètes de ChamfortChapitre 34 sur 41 · VINGT-CINQUIÈME TABLEAU · texte numérisé non relu

VINGT-CINQUIÈME TABLEAU

Besenval conduit et enfermé dans un vieux château-fort à Brie- Comte-Robert, escorté par la Basoche, le 10 août 1789.

Li'éyébteméht qui fait le sujet de ce tableau tient à des faits antérieurs, que nous avons élé contraints de laisser derrière nous. Peu important par lui-même, il le devient par les circonstances qui l'accompagnent, et par l'évidente manifestation d'un grand changement dans l'esprit àes Parisiens, par la preuve du progrès des idées publiques, nécessaires à l'établissement de la liberté. On put s'apercevoir que , si le peuple de Paris conservait encore du penchant à l'idolâtrie pour certains individus, il était du moins capable de les juger; que s'il pouvait être un moment entraîné par les mouvemens irréfléchis d'une sensibilité dramatique, il pouvait aussi, en revenant à lui-même, protester, avec le sang- froid de la raison, contre l'illusion faite à sa sensibilité: enfin on vit que, sans avoir encore des principes, il cherchait du moins à s'en former; et on put espérer que bientôt il unirait au sentiment de la liberté l'habitude de réflexion qui la maintient et P-affi rmit.

Le rappel des faits qui donne lieu à ces observations rendra leur application sensible.

Il faut se reporter au moment où, la terreur ayant saisi tous les suppôts du despotisme après la prise de la Bastille, les d'Artois, les Condé, les Broglie précipitèrent leur fuite hors du royaume. Besenval, non moins coupable qu'eux , Besenval, complice dans leurs projets conçus dans les soupers de Trianon et mûris dans les orgies du Temple, n'avait pas le droit de se croire en sûreté à Versailles. Cependant il avait eu l'audace d'y reparaître publiquement pendant plusieurs jours, et d'y braver l'indignation publique. Enfin, averti de ses propres périls, il avait daigné fuir comme les autres ets'était vu arrêté à Villenauce, sur le chemin de la Suisse, par la milice de la municipalité. C'était l'instant où M. Necker y passait à son retour en France, rappelle parce même roi qui venait de le bannir de sa cour et de son royaume,, et qui depuis avait attendu dans une inquiétude mortelle l'arrivée de ce ministre, par lequel il s'était cru avili et en quelque sorte détrôné, ce fameux jour de la séance royale, où le peuple courut en foide chez le ministre, qui n'ayâtit point paru à cette séance , semblait l'avoir désavouée. On a su depuis qu'un pur hasard avait empêché M. Necker de s'y montrer; et ce n'est pas la moindre singularité de son histoire, qui, de ce jour surtout, semble appartenir au roman. En effet ne tient-elle pas de la fiction , cette entrevue de madame de Poligmac et de -M. INecker à Basle, où tous les deux se rencontrent,

chassés de la cour et de la France, l'une par la France, l'autre par la cour"'

Les jeux du théâtre vont-ils plus loin que ceux de la fortune dans le concours de circonstances qui rapprochent ces deux personnages, dont l'une dit à l'autre : « Je vous ai fait chasser, et je suis chassée à mon tour ; c'est moi qu'on bannit, et c'est vous qu'on rappelle. Allez, soyez l'idole de la nation, jusqu'à ce que... » Le ministre n'avait pas long-temps à l'être. Mais si son règne fut court, il fut au moins brillant. Accueilli partout avec l'ivresse de l'enthousiasme, il est instruit dans sa route du danger que court M. de Besenval ; il implore pour lui l'indulgence du peuple, il se rend en quelque sorte garant de son innocence. Ce ne fut pas sans doute une médiocre surprise pour M. Necker de voir la commune de Villenauce renvoyer cette demande à la décision de l'assemblée nationale , et en attendant retenir le prisonnier sous bonne garde. L'arrivée du ministre à Versailles fut un triomphe, à Paris une fête. Le même sentiment parut animer le roi , l'assemblée nationale, Paris, la nation. Il étoit bien difficile que M. Necker ne crût pas au succès d'une demande qu'il adresserait au peuple. Une absence de dix-sept jours lui avoit dérobé la connoissance de ceschangemens rapides dans l'opinion, dans les idées, dans les intérêts variés et mobiles des différens partis; connoissance sans laquelle il est impossible de ne pas s'engager en quelques fausses démarches.

DF. CIIA1UFORT. S^f)

Comment 1M. Neclter, entouré de tous les hommages des citoyens rassemblés à l'hôtel-de-ville , n'eùt-iî pas essayé d'obtenir de leur enthousiasme ce qui lui avoit été refusé par une municipalité provinciale ? Sa demande , principalement adressée aux électeurs fut accueillie avec transport ; et l'enthousiasme ayant saisi toute l'assemblée , les mots amnistie générale furent proclamés dans la salle ,. et bientôt dans tout Paris. Au premier moment la joie fut universelle; mais bientôt après le peuple s'écria que cet exercice de la souveraineté n'appartenait pas à ceux qui se l'étaient arrogé , que le terme marqué aux pouvoirs des électeurs était expiré , qu'ils étaient remplacés par ses représentais provisoires, membres de la commune ; et que ceux-ci même ne pouvaient pas prononcer, au nom de la capitale, le pardon des crimes commis contre la nation.

Cette jalousie inquiète que montrait le peuple sur l'emploi , la gradation, les limites des pouvoirs confiés par lui , confondait cette foule d'hommes qui ne pouvaient se persuader que les Français fussent capables de réduire en acte ce dogme de la souveraineté nationale , si nouveau pour la plupart d'entre eux, et pour M. Necker luimême, qui , dans son discours à la commune , lui avait parlé de la liberté sage dont les Français allaient jouir. Les soixante districts ne voulurent point de cette sagesse. Ils sentirent qu'elle tendait à soustraire au glaive de la loi les cons-

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pirateurs qui avaient tenté d'étouffer la liberté naissante, et qu'une imprudente amnistie allait ramener triômphans au pied dû trône et dans la capitale. Les esprits s'échauffèrent; bientôt la fermentation fut au comble. Quelques-uns de ces hommes ardens que dans ces crises violentes on appelle séditieux, mais qui contribuent à rendre les crises salutaires, firent sonner le tocsin comme dans le plus imminent danger de la patrie. Il suffisait de le craindre pour qu'il cessât. Il disparut dès qu'on le crut un danger. Les électeurs, effrayés de la terreur générale, motivèrent leur arrêté, et en le motivant, l'annulèrent en quelque sorte. Ils déc'arèrent qu'en exprimant un sentiment de pardon et d'indulgence envers les ennemis de la patrie , ils n'avaient pas prétendu prononcer la grâce de ceux qui seraient prévenus, accusés, ou convaincus de crime de lèsenation. Les représeiïtans de la commune allèrent plus loin : ils ordonnèrent qu'on arrêtât Besenval, jusqu'au moment où l'on statuerait sur son sort. Enfin, l'assemblée nationale, en mettant l'accusé sous la garde de la loi , déclara qu'elle persistait dans ses précédens arrêtés sur la responsabilité des ministres et agens du pouvoir exéeutif , et sur l'établissement d'un tribunal qui prononcerait sur leurs délits.

Le concours de mesures prises en même temps et par i'assemblée nationale et par la commune calma le peuple et rétablit la tranquillité dans

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Paris. On conduisit Besenval au château de Brie- Comte-Robert, où il fut gardé soigneusement et à grands frais.

Le peuple , en voyant que le prisonnier ne pouvait lui échapper, et se tenant sur de sa vengeance, modéra ses emportemens. Des affiches lui apprenaient chaque jour les soins qu'on se donnait pour prévenir l'évasion de l'accusé; et ce fut cette attention qui le sauva. On ne s'efforça point de hâter un supplice qu'on croyait sûr; et. le coupable échappa entre la loi ancienne qui lui avait commandé d'obéir à son maître , et les principes nouveaux qui, faisant un devoir de l'insurrection, poursuivent et condamnent ceux qui s'efforcent de la réprimer.

VINGT-SIXIEME et DERNIER TABLEAU.

Députation des femmes artistes présentant leurs pierreries et bijoux à l'Assemblée nationale à Versailles, le 7 septembre 17P9.

O'est un de ces momens précieux au génie des arts non moins qu'au patriotisme. Les annales de Rome n'ont point dédaigné d'immortaliser les sacrifices que de généreuses citoyennes firent à leur patrie des ornemens les plus chers à leur sexe, et le pinceau des artistes s'est souvent exercé sur cet acte de civisme. Chez nos vertueuses

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citoyennes françaises, le sentiment et le sacrifice sont les mêmes; et de plus Faction pareille offre un autre genre d'intérêt relatif aux personnes. Celles qui apportaient cette offrande unissaient aux gi âces de leur sexe la gloire des arts et des talens , partage de leurs familles, de leurs pères, de leurs époux, et même le leur propre: car plus d'une parmi elles pouvait avec succès retracer sous ses crayons ou sous ses pinceaux le tableau dont elle avait fait partie, et reproduire, comme artiste, la scène où, comme actrice , elle avait agréablement figuré.

Le tribut présenté à la patrie par nos jeunes citoyennes fut modique et proportionné à leur fortune: mais l'heureux exemple qu'elles donnaient, était véritablement une riche offrande; il réveilla l'esprit public , dans un temps où l'esprit public était la seule ressource de l'état. C'était une des plus dangereuses époques de la révolution; c'était le moment où la destruction des droits féodaux , des dîmes, des privilèges de toute espèce, en irritant toutes les passions, en désolant tous les intérêts, avait rallié tous les ennemis publics contre l'espérance de la régénération nationale. Accablés sous les ruines du despotisme •> tous se réunissaient pour disperser les matériaux du nouvel édifice à peine ébauché. Le plus sur moyen d'atteindre cet exécrable but, c'était de renverser la fortune publique, déjà si chancelante; faire disparaître le numéraire, l'enfouir.

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l'exporter, anéantir ou embarrasser la perception des impôts, c'était le but de toutes leurs manoeuvres. Les destins d'un grand empire tenaient à quelques millions de plus ou de moins dans le trésor public. Il s'agissait de gagner le moment où un nouveau plan de finances serait présenté à la nation par le ministre en qui elle se confiait encore. Jusqu'alors, il fallait vivre de ressources momentanées; et l'état était réduit à demander aux citoyens des sacrifices volontaires, dont la récompense se montrait en perspective dans la liberté publique , œuvre de la constitution que l'assemblée nationale promettait aux Français.

Elle s'occupait al ors d'une question très-importante, celle du droit accordé à un seul homme, nommé roi, de suspendre ou d'annuler la volonté d'une grande nation. Cette discussion avait rempli une partie de la séance du lundi 7 septembre, lorsque le président demanda à l'assemblée si elle voulait recevoir une députation composée de onze vertueuses citoyennes, qui venaient lui offrir, avec leurs hommages, leurs parures et leurs bijoux. Un applaudissement universel fut la réponse à cette question. Elles paraissent : on leur fait préparer des sièges hors de la barre dans l'intérieur de la salle. Ces dames, toutes vêtues de blanc, toutes décemment et simplement coiffées, ornées d'une cocarde patriotique, s'avancent, précédées de deux huissiers, se rangent sur une ligne, et saluent le président et l'assemblée.

Madame MoiUe, femme d'un artiste distingué, qui avait, en qualité d'auteur du projet, été nommée présidente de la dépulation , devait prononcer un discours; mais craignant, soit par la faiblesse de sa voix, soit par sa timidité, de n'être pas entendue de l'assemblée, elle pria M. Bouche, député d'Aix , de le prononcer pour elle.

M. Bouche, ayant reçu le discours de Madame Moitte, dit:

« Messeigneurs , ( on prononçait encore ce mot, » que le dé\ eloppement des principes de la liberté a » proscrit, même en parlant à l'assemblée nationale,)

» La régénération de l'état sera l'ouvrage des » représentais de la nation.

» La libération de l'état doit être celui des bons » citoyens.

» Lorsque les Romaines firent hommage de

» leurs bijoux au sénat, c'était pour lui pro-

» curer l'or sans lequel il ne pouvait accomplir

» le vœu fait à Apollon par Camille avant la

» prise de Veies.

» Les engagements contractés envers les Créante D

» ciers de l'état sont aussi sacrés qu'un vœu. La » dette publique doit être scrupuleusement acy quittée, mais par des moyens qui ne soient pas » onéreux au peuple.

» C'est dans cette vue que quelques citoyennes, «femmes ou filles d'artistes, viennent offrir à » l'auguste assemblée nationale des bijoux qu'elles » rougiraient de porter , quand le patriotisme leur

» en commande le sacrifice. Eh! quelle femme ne » préférerait l'inexprimable satisfaction d'en faire » un si noble usage , au stérile plaisir de conten- » ter sa vanité?

» Notre offrande est de peu de valeur, sans » doute; mais dans les arts, on cherche plus la » gloire que la fortune ; et notre hommage ne peut » être proportionné au sentiment qui nous ins- » pire.

« Puisse notre exemple être suivi par le grand » nombre de citoyens et de citoyennes dont les » facultés surpassent de beaucoup les nôtres !

« Il le sera, si vous daignez l'accueillir avec bon- » té, si vous donnez à tous les bons patriotes la » facilité d'offrir des contributions volontaires, » en établissant dès à-présent une caisse unique- » ment destinée à recevoir tous les dons en bijoux » ou espèces , pour former un fonds qui serait in- » variablement employé à acquitter la dette pu- » blique. »

Après ce discours , vivement applaudi , madame Moitte,qui tenait la cassette où étaient renfermés les bijoux, monta au bureau des secrétaires, et la déposa entre leurs mains; la cassette fut ensuite remise sur le bureau du président, qui, ^'adressant* à ces dames, leur dit:

« L'assemblée nationale voit avec une vraie sa- » tisfaclion les offres généreuses auxquelles vous » a déterminées votre patriotisme.

» Puisse If noble exemple que vous donnez ïi. -25

» en ce moment, propager le .sentiment héroïque » dont il procède, et trouver autant d'imitateurs » qu'il aura d'admirateurs!

» Vous serez plus ornées de vos vertus et de » vos privations , que des parures que vous venez » de sacrifier à la patrie.

» L'assemblée nationale s'occupera de votre » proposition , avec tout l'intérêt qu'elle inspire. »

Ce discours fut aussi très - applaudi ; et un membre proposa d'insérer dans le procès-verbal de l'assemblée le discours et les noms de ces dignes citoyennes. La proposition fut agréée ; et l'assemblée demanda même que les noms fussent lus en ce moment. Il serait injuste de leur refuser ici l'honneur dont ces noms jouissent dans les premières pages des annales de la patrie: c'étaient mesdames Moitte, Yien,la Grénée,Suvée, Beruer, du Yi\ ier, Belle , Fragonard , Vestier , Peyron , David, Vernet, Desmarteaux, Beauvarlet, Cornedecerf; mesdemoiselles Vassé, de Bourecueil, Vestier, Gérard, Pithoud, Yief ville, Hautemps.

Après la lecture de ces noms, l'assemblée, en décernant à ces dames l'honneur de la séance, voulut qu'elles conservassent la place de distinction qui leur était accordée.

D'autres honneurs et d'autres applaudissemens les accompagnèrent au sortir de l'assemblée , soit à Versailles, soit à Paris. Elles étaient attendues à l'entrée des Champs-Elysées par un détachement des élèves, de l'académie de peinture et de

sculpture, et par des musiciens précédés de flambeaux, qui entourèrent la voiture de ces dignes citoyennes.

Le peuple, toujours éclairé par un sentiment prompt sur ses intérêts et sur ses besoins, les comblait de bénédictions. Les districts devant lesquels elles passèrent, firent prendre les armes, et ajoutèrent chacun un certain nombre d'hommes pour augmenter la garde d'honneur qui précédait les voitures. Ce cortège les conduisit jusqu'au Louvre, où logeaient la plupart de ces dames; et en entrant dans ce séjour des arts, les musiciens eurent la délicate attention de jouer l'air: Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille?

Telle fut la première récompense que nos aimables patriotes obtinrent de leur civisme dans cette journée. Mais elle ne fut que le présage du prix plus flatteur qulelles avaient espéré de leur démarche, l'avantage d'être imitées. Dès ce moment, l'assemblée reçut chaque jour de nouvelles offrandes. Plusieurs districts formèrent des bureaux et des caisses pour réunir ces tributs, qu'ils portaient ensuite à l'assemblée. Il se forma différentes sociétés qui se piquèrent d'une émulation généreuse. C'était à qui enrichirait le plus l'autel de la patrie , à qui repousserait le plus le fléau que les aristocrates invoquaient comme un présent du ciel et comme leur unique espérance, la banqueroute. Us frémissaient de la voir tous tous les jours s'éloigner davantage, d'entendre

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tous les jours dans l'assemblée, de lire dans les journaux la liste des dons patriotiques qui attestaient te noble dévouement d'un grand nombre de citoyens. « On vit , disent les deux historiens que nous avons déjà cité plus d'une lois , on vit l'enfance sacrifier ses jouets , la vieillesse les soulagemens si nécessaires à son existence, L'opulence présenter le tribut de ses ricbesses , l'indigence celui de sa pauvreté , les domestiques dans plusieurs maisons particulières se réunir , dans plusieurs manufactures les ouvriers se cotiser et donner à l'état une portion de leur faible pécule , quelques-uns même ouvrir une souscription chez un notaire. Enfin une pauvre femme , rencontrant les députés de son distrîct qui allaient porter leur contribution à l'assemblée nationale , voulut avoir part à cette oeuvre civique , et les contraignit , à force de prières et de larmes , d'accepter la* moitié de sa fortune, vingt-quatre sous, et de joindre le denier de la veuve à leurs magnifiques offrandes. Tous ces traits de vertu , et il y en eut plusieurs , étaient pour la patrie un trésor plus précieux que les sommes qu'ils produisaient. Ils montraient que les Français, quoiqu'osassent dire les ennemis publics, n'étaient pas indignes de la liberté, malgré Fabime de vices où la servitude les avait plongés. Nous avons vu, d ans après, la guerre étrangère et les menaces des despotes provoquer de nouveaux sacrifices consommés avec un nouvel enthousiasme. De

nouveaux exemples de vertu auraient dû décourager les tyrans extérieurs , et leur annoncer dès-lors le triomphe de la liberté. Mais ce n'était point à eux d'imaginer que les vertus d'un peuple peuvent être le prélude de ses victoires.

fin des tablealx sur la révolution.

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