‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 224 sur 276 · LA PLUS JEUNE DES ISRAÉLITES · texte numérisé non relu

LA PLUS JEUNE DES ISRAÉLITES

Qui mesure le vent à l’agueau dépouillé Par le pasteur avide.

TOUT LE CHOEUR

Ingrats mortels, en vain vous résistez Au Dieu qui vous conduit dans ces sublimes voies, Et qui d’intarissables joies Rassasira les cœurs en son nom contristés.

MARIE

Mes enfants, c’est assez : allez, toujours dociles, Vous livrer au repos sous vos tentes tranquilles. Voici l’heure pesante accordée au sommeil :

Tout se tait à présent sous les feux du soleil : Les vents ont expiré; du palmier immobile L'ombre se raccourcit sur l’arène stérile ; L’Arabe fuit du jour les traits étincelants,

Et le chameau s'endort dans les sables brûlants.

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