‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 125 sur 358 · Adversus scopulos, damni monumenta rccentis · texte numérisé non relu

Adversus scopulos, damni monumenta rccentis

Perditus liic vivo funere civis erat.

Noster enim nuper juvenis , majoribus amplis,

Nec censu inferior conjugiove minor,

Impulsus furiis, liomines divosque reliquit,

Et turpem latebram credulus exul agit.

Infelix, putat illuvie cœlestia passi ,

Les foiblesses et les jongleries des prêtres du paganisme étaient exposées parle clergé chrétien à la risée de la multitude. Ils seservoient de l’aimant pour opérer des prodiges, pour suspendre un char de bronze attelé de quatre chevaux1, ou faire monter un soleil de fer à la voûte d’un temple 2. Ils s’enfermoient dans des statues creuses adossées contre des murailles, et ils rendoient des oracles.

Fleury a osé rappeler dans Y Histoire ecclesiastique 3 une anecdote racontée avec moins de pudeur par Rufin4. « Un prêtre de Saturne nommé Tyran abusa ainsi de plusieurs femmes des principaux de la ville : il disoit au mari que Saturne avoit ordonné que sa femme vînt passer la nuit dans le temple. Le mari, ravi de l’honneur que ce dieu lui faisoit, envoyoit sa femme parée de ses plus beaux ornements et chargée d’offrandes. On Tenfermoit dans le temple devant tout le monde ; Tyran donnoit les clefs des portes, et se retiroit ; mais pendant la nuit il venoit par sous terre et entroit dans l’idole. Le temple étoit

Seque premit, læsis sævior ipse deis.

Non, rogo, deterior Circæis secta venenis?

Tune mutabantur corpora, nunc anjmi.

(Rutilii Itinerarium , lib. i, v. 517-526.)

Saint Augustin parle avec estime de ces moines de Tile de Capraria si décriés par Rutilius. Il raconte que Mascerel descendit dans cette île, qu’il en emmena avec lui deux religieux, Eustathe et André, aux prières desquels il dut en Afrique sa victoire sur Gildon, son frère. ( Epist . lxxxi, p. 142.)

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