‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 145 sur 358 · Homelia iv, p · texte numérisé non relu

Homelia iv, p

4. Ac tantum telluris possedit quantum nec facile nominare qui nunc exigua conditur humo, et quantulum ei non nemo miseratione motus imperties. (Chrys., t. IV, p. 481 , a, d.)

ÎIONÜRIUS, rHÉODOSE 1 1 emp.

'îNOCENT 1er, ZOSIME, ONIFACE 1er, ^ÉLESTIN 1er

papes.

4n de J. -G.

Eudoxie, proclamée angusta, ordonna d’honorer ses images. Une statue d’argent élevée à cette femme ambitieuse, assez près de l’église de Sainte-Sophie, excita le zèle de saint Ghrysostome, et devint la principale cause de l’exil de ce grand prélat. Il sortit de Constantinople le 20 juin 404. Eudoxie succomba le sixième jour d’octobre: une fausse couche termina sa vie, son règne, sa fierté, son animosité et tous ses crimes U

Arcade mourut le 1er mai de l’année 408, quelques mois avant la fin tragique de Stilicon ; il laissa un fils unique, Théodose II. Anthemius, préfet d’Orient, fut son tuteur. Les Huns et les Squières envahirent la Thrace.

Pulchérie , sœur aînée de Théodose , devint dès l’àge de quinze ans l’institutrice de son frère. Le palais se changea en monastère. Théodose se levoit de grand matin avec ses sœurs pour chanter à deux chœurs les louanges de Dieu. Jamais ce prince ne vengea une injure ; il laissa rarement exécuter un criminel à mort. Il disoit : « Il est aisé de faire mourir un homme, mais Dieu seul lui peut rendre la vie. » Un jour le peuple demandoit un athlète pour combattre les bêtes féroces ; Théodose , qui étoit présent, répondit : « Ne savez-vous pas qu’il n’y a rien de cruel et d’inhumain dans les combats où nous avons accoutumé d’assister1 2? »

Ce prince doux avoit inventé une lampe perpétuelle, afin que ses domestiques ne fussent pas obligés de se lever la nuit pour la rallumer3. Instruit4, aimant les arts jusqu’à peindre et à modeler de sa propre main, il écrivoit si bien, qu’on lui avoit donné le surnom de Caliigraphe. Du reste, il manquoit de grandeur d’âme, avoit peu de cœur, n’aimoit point la guerre, achetoit la paix des barbares, et particulièrement d’Attila. Il mettoit son seing au bas de tous les papiers qu’on lui présentoit sans les lire, tant il avoit aversion des affaires5. Il signa de la sorte l’acte de l’esclavage de l’impératrice6. Ce fut Pul-

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