Soz.,- Prolegcnn., p
4. Semper lecti tandis libris occupatus. (Constantini Manassis Compendium, p. 55.)
5. Si quis ei chartam offerret, rubris et in ea litteris nomen imperatorium subscribebat, non inspectis prius eis quæ essent in ca præscriptis. (/</., ibid.)
6. Quamobrem divinis exornata dotibus Pulcheria fratrem ab hoc vitio revocare studens, singulari diligentia imperatorem monebat... Litteras flngit in quibus perscriptum foret imperatorem Pulcheriæ sorori conjugem suam veluti mancipium
chérie qui essaya de le corriger par cette innocente leçon. Saint Augustin remarque que cet empereur auroit été un saint dans la solitude1.
Théodose étoit livré aux eunuques, qui débauchoient la virilité du prince : Antioque, grand-chambellan du palais, conduisoit tout. Théodose se mêla trop des affaires ecclésiastiques; il favorisa l’hérésie d’Eutychès et appuya les violences de Dioscore.
Je dois vous faire remarquer sous Théodose quelques lois caractéristiques du temps : lois contre les hérésiarques de toutes les sortes ; manichéens, pépuzéniens, phrygiens, priscillianistes, ariens, macédoniens, tunoniens, novatiens, sabastiens; lois pour les professeurs des lettres à Constantinople ; dix professeurs latins pour les humanités, dix grecs, trois latins pour la rhétorique ; cinq grecs appelés sophistes : un pour les secrets de la philosophie; deux pour le droit : c’étoit le sénat qui choisissoit les professeurs publics: ils subissoient un examen ; lois pour défendre d’enseigner (419) aux barbares la construction des vaisseaux-, et qui prononcent la peine de mort contre les délinquants; lois qui accordent à chacun le droit de fortifier ses terres et ses propriétés2. Ce droit est tout le moyen âge.
En 421 Théodose épouse Eudocie, fille d'Héraclide, philosophe d’Athènes, ou de Léonce, sophiste; elle s’appeloit Athénaïde avant d’être baptisée. Athènes, qui n’avoit pas fourni un tyran à l’empire romain , lui donnoit pour reine une muse : Eudocie. étoit poète; elle mit en vers cinq livres de Moïse, Josué, les Juges et la touchante églogue de Ruth.
Il ne faut pas confondre Eudocie avec Eudoxie, nom de sa bellemère et nom aussi de la fille qu’elle eut de Théodose, et qui fut mariée à Valentinien III, l’an 437.
Revenons aux affaires de T Italie.
Honorius s’étant privé du secours de Stilicon auroit pu donner le commandement des troupes romaines à Sarus le Goth , homme de guerre; mais il le rejeta parce que Sarus étoit païen. Alaric proposoit la paix à des conditions acceptables; on les refusa : il vint mettre le siège devant Rome3. Serène, veuve de Stilicon , étoit dans cette ville; le sénat la crut d’intelligence avec Alaric, et la fit étouffer, par le conseil de Placidie, sœur d’Honorius.
donasse. Hanc chartam fratri offert, rogat liane scripturam litteris imperatoriis munire ac subsignare velit. Imperator precibus sororis annuit, inox calamum prehendit manu, et exaratis purpurei coloris litteris, chartani confirmât. (Cons tan Uni M a n a s s is Compendium , p. 5G)