Dom. Bouq., Rer. Gall. et Franc. Script.; Sid. Ap
achever la ruine de l’empire d’Occident. Une constitution d’Honorius et de Théodose, adressée l’an 418 à Agricola, préfet des Gaules, lui enjoint d’assembler les états généraux des trois provinces d’Aquitaine et de quatre provinces de la Narbonnaise. Les empereurs décident que, selon un usage déjà ancien, les états se tiendront tous les ans dans la ville d’Arles, des ides d’août aux ides de septembre (du 15 août au 15 septembre). Cette constitution est un très -grand fait historique, qui annonce lü passage à une nouvelle espèce de liberté.
Constance, père d’Honoria et de Valentinien III, est fait auguste, et meurt.
Honorius oblige sa sœur Placidie, qu’il aimoit trop peut-être ’, à se retirer à Constantinople avec sa fille Honoria et son fils Valentinien. Au bout d’un règne de vingt-huit ans, qui n’a d’exemple pour le fracas de la terre que les trente dernières années où j’écris, Tfonorius expire à Ravenne, douze ans et demi après le sac de Rome , attachant son petit nom à la traîne du grand nom d’Alaric.
Cette époque compte quelques historiens; elle eut aussi des poètes. Ceux-ci se montrent particulièrement au commencement et à la fin des sociétés: ils viennent avec les images; il leur faut des tableaux d’innocence ou de malheurs ; ils chantent autour du berceau ou de la tombe, et les villes s’élèvent ou s’écroulent au son de la lyre. Une partie des ouvrages d’Olympiodore, de Frigerid, de Claudien, de Rutilius, de Macrobe sont restés.
Honorius publia (41 à) une loi par laquelle il étoit permis à tout individu de tuer des lions en Afrique, chose anciennement prohibée. « Il faut, dit le rescrit d’Honorius, que l’intérêt de nos peuples soit préféré à notre plaisir. »