‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 196 sur 358 · In Pœdagog lib. n, cap. x; In Protreptico, p. 24 et · texte numérisé non relu

In Pœdagog lib. n, cap. x; In Protreptico, p. 24 et

4. Un auteur italien trop célèbre a reproduit l’ouvrage de Pbilœnis. Avant lui, un grave et religieux savant du xie siècle avoit écrit Ain livre de même nature; Brantôme a renouvelé les mêmes histoires; mais le véritable auteur de l’ouvrage grec n’étoit point la courtisane Pbilœnis, c’étoit un sophiste nommé Polycrate, comme nous l’apprend Athénée.

5. Impios infamia turpissima... (Philo., De Prœmiis et Pœnis , p. 586, in-fol. ; Parisiis, 1552.)

ÉTUDES HISTORIQUES. ftll

Il y avoit des villes entières consacrées à la prostitution : des inscriptions écrites à la porte des lieux de libertinage et la multitude des simulacres obscènes trouvés à Pompéi ont fait penser que cette ville jouissoit de ce privilège. Des philosophes méditoient pourtant sur la nature de Dieu et de l’homme dans cette Sodome ; leurs livres déterrés ont moins résisté aux cendres du Vésuve que les images d’airain du musée secret de Portici. Caton le Censeur louoit les jeunes gens abandonnés au vice que chantoient les poètes U Après les repas, on voyoit sur les lits du festin de malheureux enfants qui attendoient les outrages 1 2.

Ammien Marcellin a peint les descendants des Cincinnatus et des Publicola au ive siècle 3. « Ils se distinguent par de hauts chars ; ils suent sous le poids de leur manteau, si léger pourtant que le moindre vent le soulève. Ils le secouent fréquemment du côté gauche pour en étaler les franges et laisser voir leur tunique, où sont brodées diverses figures d’animaux. Étrangers, allez les voir, ils vous accableront de caresses et de questions. Retournez-y, il semble qu’ils ne vous aient jamais vus. Ils parcourent les rues avec leurs esclaves et leurs bouffons... Devant ces familles oisives marchent d’abord des cuisiniers

enfumés, ensuite des esclaves avec les parasites. Le cortège est fermé par des eunuques, vieux et jeunes, pâles, livides, affreux.

« Envoie-t-on savoir des nouvelles d’un malade, le serviteur n’oseroit rentrer au logis avant de s’être lavé de la tête aux pieds. La populace n’a d’autre abri pendant la nuit que les tavernes ou les toiles tendues sur les théâtres : elle joue aux dés avec fureur, ou s’amuse à faire un bruit ignoble avec les narines 4.

a Ceux qui s’enorgueillissent de porter les noms des Reburri, des Faburri, des Pagoni, des Geri, des Dali, des Tarrasci, des Perrasi, vont aux bains couverts de soie et accompagnés de cinquante esclaves. A peine entrés dans la piscine, ils s’écrient : « Où sont mes serviteurs?)) S’il se trouve quelque créature jadis usée au service du public, quelque vieille qui a trafiqué de son corps, ils courent à elle, et lui prodi-

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