août
MÉMOIRES
remercierai point de son dévouement ce peuple qui rappelle si bien ces Francs généreux et guerriers dont il est descendu le premier; je me bornerai à vous dire, messieurs, que le roi, après vingt-six ans de troubles et de malheurs, a besoin d’interroger le cœur de ses sujets, dont il juge d’après le sien. Ne pouvant réunir autour de lui tous les François, dont il est, vous le savez, bien moins encore le monarque que le père, il vous demande de lui adresser non ceux de vous qui l’aiment davantage, ce choix seroit impossible, et vous y voleriez tous, mais ceux qui, dignes interprètes de votre pensée, porteront au pied de son trône cet oubli du passé, cette connoissance du présent, ce coup d’œil dans l’avenir, ce respect pour la charte constitutionnelle, cet amour pour sa personne sacrée, enfin cette abnégation de soimême qui seule peut assurer le bonheur de tous. »
Avant l’ouverture du collège électoral , M§r le duc de Berry avoit voulu revoir et remercier la ville de Béthune et le sous-préfet, qui l’avoient si fidèlement reçu lors de sa retraite à Gand. Il envoya un présent à son hôte d’Alost et une somme pour être délivrée aux indigents. Peu de fils de rois, rentrés dans leurs palais, se souviennent d’avoir été suppliants, d’avoir pris dans leurs bras le petit enfant, de s'être jetés à genoux , joignant l’autel domestique G