MARIAGE D U PRINCE
Enfin d’heureuses destinées semblèrent s’ouvrir pour M®r le duc de Berry, par son union avec la princesse Caroline-Ferdinande-Louise , fille aînée du prince royal des Deux-Siciles. Complimenté par la chambre des députés, il répondit à l’orateur : « J’aurai, je l’espère, des enfants qui, comme moi, porteront dans leur cœur l’amour des François. » La France attendoit cette lignée royale : la révolution l’attendoit aussi.
Sur le rapport de M. de Castelbajac, qui fit observer à la chambre des députés que le mariage d’un fils de France étoit une fête de famille, la chambre ajouta 500,000 francs au million demandé par les ministres pour l’apanage du prince. M*p le duc de Berry abandonna cette somme pendant cinq ans aux départements qui avoient le plus souffert pendant la guerre.