‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 56 sur 358 · Lact., De Morte Persecut · texte numérisé non relu

Lact., De Morte Persecut

G. He resolvcd to celebrate bis own obsequies before his death. He ordered his tomb to be erected in te chapel of tlie monastery. His domestiks marebed tbither in funeral procession, with black tapers in their hands; he himself followed his shroud, be was laid in his c.offin with much solemnity. The service for the dcad was chanted, and Charles joined in the prayers which were offered up for the rest of his soûl, mingling his tears with those which his attendants shed, as if they bad been celcbrating a real funeral. The ceremony closed with sparkling holy water on the coffin in the usual form, and at the assistants retiring, the doors of the chapel were shut. Then Charles arose out of the coffin. (Robertson’s Hist. of Charl. V, vol. the third, p. 317 ; 1760. )

Sibi adhuc viventi suprema officia repræsentari suoque ipse funeri interesse voluit atratus. Itaque monachis immistus mortuale sacrum canentibus, æternam sibi met requiem tanquam deposito inter sedes bcatas apprecatus fuit, majori circumstantium luctu quam cantu; et genibus nixus summo rerum conditori animam suam humili precatione commendavit : inde inter gementium lamulorum manus in cellam relatus. (Marianæ Hist. Hisp. Continuatio ab Ernmcinuele Mininna, lib. v, p. 216, t. IV.)

Galerius,

Constance

emp.

Marcelin

pape.

Aude J.-C

nouveau. La Providence a voulu qu’une salle des thermes du persécuteurs des chrétiens soit devenue, à Rome, l’église de Notre-Dame-des- Anges. Dans le cloître, jadis vaste cimetière de cet édifice, l’espace se trouve aujourd’hui trop grand pour la mort ; un petit retranchement, pratiqué au pied de trois ou quatre colonnes, suffit aux tombeaux diminuants de quelques chartreux, qui finissent aussi, et qui, dans leur abdication du monde, ne regrettent rien de la terre.

Les faits sont comme il suit après l’abdication de Dioclétien.

Constance gouvernoit les Gaules, l’Espagne et la Grande-Bretagne ; il étoit doux, juste, tolérant envers les chrétiens, et si dénué de fortune, qu’il étoit obligé d’emprunter de l’argenterie lorsqu’il donnoit un festin L Suidas l’appelle Constance le Pauvre 1 2, un des plus beaux surnoms que jamais prince absolu ait portés.

Il eut d’Hélène, fille d’un hôtelier, sa femme légitime ou sa concubine, Constantin le Grand, et de Théodora, fille de la femme de Maximien Hercule, trois filles et trois garçons. On le força de répudier Hélène, comme étant d’une naissance trop inférieure.

Constantin avoit alors dix-huit ans : entraîné dans l’humiliation de sa mère, il fut attaché à Dioclétien, et porta les armes en Égypte et dans la Perse. Galerius, jaloux de la faveur dont le fils de Constance jouissoit auprès des soldats, se voulut défaire de lui en l’excitant à se battre, d’abord contre un Sarmate, ensuite contre un lion3. Constantin, sorti heureusement de ces épreuves, se déroba par la fuite aux complots de Galerius; afin de n’être pas poursuivi, il fit couper de poste en poste les jarrets des chevaux dont il s’étoit servi 4. Il rejoignit son père à Boulogne, au moment où celui-ci, vainqueur de Carausius, s’embarquoit pour la Grande-Bretagne. Constance mourut à York. Les légions, par un dernier essai de leur puissance, sans attendre l’élection du palais, proclamèrent Constantin empereur, au nom des vertus de son père. Galerius n’accorda à Constantin que le titre de césar, conférant à Valère celui d’auguste.

Galerius avoit ordonné un recensement des propriétés, afin d’asseoir une taxe générale sur les terres et sur les personnes; il y voulut soumettre l’Italie : Rome se soulève, appelle à la pourpre Maxence,

1. Eut., p. 587. Adeo autem cultus modici, ut feriatis diebus, si cum amicis numerosioribus esset epulandum, privatorum ei argento ostiatim petito triclinia sternerentur. (Eutrop., Rer. Romanar. lib. n, p. 135; Basileæ, anno 1532.)

2. Pauper ita vocabatur Constantius. üau-sp outw sxâXst, to Kwvctccvtioç. (Suidæ Lexicon , t. II ; Genevæ , 1690.)

3. Photii. Bib., cap. lxii, in Praxag.; Zonar., Ann. Vitæ Diocl.

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