SCENE V
NÉBÉE, ARZANE, NADAB.
NEBEE* accourant précipitamment.
Fuyez ! le péril est pressant :
Tout prend autour de vous un aspect menaçant. Je veillais près d'ici dans mon inquiétude, Quand j'ai vu s'avancer vers cette solitude, A pas lents et légers, Caleb avec Lévi. De ceot prêtres armés ce cruel est suivi ; Leurs yeux sinistrement éiincellent dans l'ombre; Ils se parlent tout bas d'une voix triste et sombre. J'ai surpris quelques mots de leur noir entretien : De vous donner la mort ils clierchent le moyen.
NADAD.
Contre vos jours, Arzane, un lévite conspire? Tout est fini ; demain je vous rends votre empire. De Pharaon vaincu prenez le plus be.ui char; Des soldats éblouis enchantez le rog'ard. Je vous déclarerai mon épouse adorée.
Du sceptre d'Ésaii vous serez décorée.
D'Édom et de Jacob que les dieux fraternels Soient enfin encensés sur les mèraea autels.
(Arzane et Nébée sortent par un côté du théâlrc; Nadab les suit de loin pour les protéger contre les lé»it«j, qui entrent sur la scène du côté opposé ; il s'arrête quand Arzane a disparu, et parle aux leTÏte? du (oai du théâtre.)
SGEIS-E VI.
NADAB, CALEB, choeur de lévites.
NADAB
Lévites ! je me ris de vos sourdes pratiques ; Je brave vos poip^nards et crains peu vos raiiiiques. Vous m'y forcez ; je vais aussi poi'Ier dt^s coups : Que le crime cl la honte en retombent sur vous!
330 aiOiSE,
SCE:^E Vli.