‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 141 sur 165 · ÉPITAPHE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE

Ici dort, à l'abri des orages du monde, Celui qui fut longtemps jouet de leur fureur. Des forêts il chercha la retraite profonde Et la mélancolie habita dans son cœur.

De l'amitié divine il adora les charmes; Aux malheureux donna tout ce qu'il eut, des larmes. Passant, ne porte point un indiscret flambeau Dans l'abîme où la mort le dérobe à ta vue : Laisse-le reposer sur la rive inconnue, De l'autre côté du tombeau.

Page 1