SUR LE DEUXIEME LIVRE
Ce second livre des Martyrs n'a éprouvé aucune critique ; il a été loué généralement par tous les censeurs. J'ai pourtant vu des personnes de goût qui picfe:aicut le premier pour les souvenirs de l'antiquité. 11 est certain que le premier livre m'a coûté plus de peine, et je l'ai revu plus souvent et plus longtemps.
PREMIÈRE REMARQUE
PAGE 35. A l'heure où le magistrat fatigué quitte avec joie son tribunal pour aller prendre son repas.
, , Hpoç s èm Sôpnov ày-np àyopUBîv àvi(JTn, Kûivwv ViMsa. -KO/J-à o'tzaÇOjt/.svwv «îj/jwv.
{Od'jss., liv. XII, V, 439.)
ir.
PAGE 35. Vint se reposer à Phigalée, célèbre par le dévouement des Oresthasiens.
Phigalée, ville de l'Arciriio, bâtie sur un rocher, et traversée par un ruisseau nommé Lyniax, qui tombait dans la Néila. LosPhip'aliens, ayant été chassés de leur pays [)ar les Lacéilémoiiiens , consiillèrent l'oracle de Delphes. L"oracle ré|)on(i!t : « Que les Phigalie:is prennent avec eux cent jeunes gens « de la ville d'Oresithasium : ces cent jeunes gens périront dans le combat contre «les Spirtialcs, mais les IMiigaliens reiilierunl dans leur ville. » Les cent Oieslhasiens se dévouèrent. (P.iusa.mas, in Arcad.^axp xxxix.)
Ili".
PAGE 36. Le prince de la jeiincsso, l'aîné des fils d'Ancée, etc.
Pour les détails de ce sacrifice h(in)(>rii|ue, v()y(;7. le troisicinc livre de l'O- {/l/,'?^7•V. vers la fin. Le dos de la vi: timc élad servi comme le morceau le plus hiiîiorable. Ulysse le donne à DéuioJociis, livre viu de lOJij^^cc, pour le rccoaipenser de ses chants.
PAGR 3G. Les dons, de Cércs, que Trii)tolùinc fil coiiiiaî'.ic au pieux
SLR LE LîVRE H. ï;0
Arcas, remplacont le gl.uid dont se nourrissiiient jadis les Pélasges, premiers habilanls de l'Arcadie.
Pelassus régna le premier en Arcadie, et donna son nom à son peuple. Pélasgus eut poiir lils Lycaoïi, qui fui chaijgê en loup. Lycaon laissa une fi le, Calislo, (jui Tilt mère d'Arc::s. Arcas, instriiil par Triptolème, apprit à <cs sujets à sei:;er du b!e, et à s'en nourrir au lieu de gland. (Pausamas^ in Arcad., cap. I, II, III et IV )
PAGE 36 On sépare la langue de la victime. C'était la dernier e cérémonie du sacrifice.
yi*.
PAGE 36. Il n'est pas permis d'entrer dans les temples des dieux avec du fer.
Kt même dans certains temples avec de l'or, selon Plularque. Belle leçon! {Moral., piœcep. Administ. public.)
vir.
PAGE 36. Aussitôt que l'aurore eut éclairé de ses premiers rayons l'autel de Jupiter qui couronne le mont Lycée, etc., jusqu'à l'alinéa.
Les premières éditions portaient : le temple de Jupiter. Je m'étais trompé. Le mont Lycée était la plus haute montagne d'Arcadie, on l'appelait le Mont- Sacre, parce que Jupiter, selon les Arcadiens, y avait ele nourri. Ce dieu avait un aulel sur le sommet de la montagne, et de cet autel on decom rait presque tout le Pohiponèse. Les hommes ne pouvaient entrer dans 1 enceinte consacrée à Jupiter. Les corps n'y donnaient aucune ombre, quoi(iue frappes des rayuns du soleil, etc. Pausamas, in Arcad., cap. xxxvn;et l'oyage du jeune Auaciiarsis. Voyez {Avcadie.)
viir.
PAGE 3G. Il prend sa course vers le temple d'Eurynonie, caché dans un bois de cyprès.
Ce temple était à douze stades au-dessous de Phigalée. un peu au-dessus dn confluent du Lyniax et de la Néda. Eurynome clait une lille de l'Océan. La statue de cette divinité éiait attachée dans le temple avec une chaîi.e d'or, et ce temple ne s'ouvrait qu'une fois l'année (Pausamas, lib. vin, in Aiaul. cap. xLi.)
2S0 RliJiAîi^UES
IX
PAGE 36. Il franchit le mont Élaïus ; il dépasse la grol'e où Pan retrouva Cérès, etc.
Elaïus était à trente stades à droite de Phigalée : la grotte de Cérès, surnommée la Noire, était dans celte montagne. Cérès pleurant l'enlèvement do Proscrpine, prit une robe noire et se cacha pour pleurer dans la grotte du mont Elaïus. Les iruits et les moissons périssaient, les hommes mouraient de faim, les dieux ne savaient ce qu'était devenue la déesse. Pan, en chassant sur les monîagnes d'Arcadie, retrouva enlin Cérès. 11 en avertit Jupiter. Jupiter envoya les Parques à Cérès, et ces diviniiés inexorables fléchirent , par leurs prières, le courroux de Cérès : elle rendit les moissons aux hommes. (Pausa- MAS, lib. VIII, in Arcad., cap. xlii.)
PAGE 37. Les voyageurs traversent l'Alphée au-dessous du confluent ju Gorthynius, et descendent jusqu'aux eaux limpides du Ladon.
il n'est point de lecteur qui n'ait entendu parler de l'Alphée et du Ladon : de l'AI[)!iée, à cause de ses amours avec Arélhuse, deson passage à Olympie; et ihi Ladon, à cause de la beauté de ses eaux.
J'ai traversé, au mois d'août 1806, une des sources de l'Alphée, entre Léontari, Tripolizza et Misitra : celte source était tarie.
Le Gorthynius, dit Pausanias, est de tous les fleuves celui dont les eaux sont les pins fraîches. (Liv. vni, chap. xxvni.)
Demodocus venant de Phigalée, et descendant l'Alphée, devait rencontrer d abord le Gorthynius, et puis le Ladoq.
Xl^
PAGE 37. Là se présente une tombe antique, que les nymphes de montagnes avaient environnée d'Ormeaux.
HS in'i ar)a é'yj-v' mpi Se me'kéuç èfîirîvca-j
(lliaJ., liv. VI, V. 419.) XII®.
PAGE 37. C'était celle de cet Arcadicn pauvre et vertueux, d'Aglaus de
P.^opliis.
• On nous montra un petit chanij) et une petite chaumière : c'est la que vi • ^a'l, il Y a quelques siècles, un ciioycn pauvre cl vertueux; il se nommait
SUR LE LIVRE II. 28f
« À?!aus. Sans crainte, san?; iJésirs, i,:;iioré des hommes, ignorant ce qm ?e « passait parmi eux, il cultivait paisiblement son petit domaine, dont il ii'a- « vait jam is passé les limiles. Il était parvenu à «ne extrême vieillesse, lor^- « que des ambassadeurs du puissant roi de Lvdit, Gygès ou Crésus, furent « chargés de demandera l'oracle de Delphes s'il existait sur la terre entière « un mortel plus heureux que ce prince. La Pythie répondit : Aglaiis de Pso- « phis. » (Voijage d'Anachar.'ii!^, Arcadie.) On voit que je n'ai point suivi ce récit. J'ai dfsposé à mon gré de la t-mibe de i'sophis : c'était celle d'un homme heureux et sage : elle m'a paru bien placée à l'entrée de 1 héritage de Lasthénèâ.
PAGE 37. La robe dont cet homme était vêtu ne différait de celle des philosophes grecs que parce qu'elle était d'une élofl'e blanche assez commune.
Il est inutile d'étaler ici une vaine érudition, et de citer les Pères et les écrivains de 1 Histoire ecclésiastique, Eusèbe. Socrale, Zoaare, etc. : une autorité aussi lidcle qu'agréable nous suffira pour les mœurs des chrétiens ; c'est celle de Fleury :
« Les chn'tions rejetaient les habits de couleur trop éclatante ; mais saint
« Clément d'Alexandrie recoimniindail le blanc comme symbole de pureté
« Toui l'extérieur des chrétiens était sévère et négligé, au moins simple et se- « rieux. Quelques-uns quittaient Ihubit ordinaire pour preiidre ceini des phi « losophes, comme Teilullieu et saint Ilérarlas, disciples d Origène. »
{1"'leuuv, Mœurs des Chrétiens.)
PAGE 37. Mercure ne vint pas plus heureusement à la rencontre de
Priam.
(Voyez VIliade, Hv. xx.v.^
PAGE 37. Ce palais appartient à Hiéroclcs.
Ceci n'est point une phrase jetée au hasard. J'ai tâché, autant que je l'ai pu, de ne faire entrer dans ma comiKisilion rien d'ioulile. Oc puiitis cieviendra le théâtre d'une des scènes de 1 action.
xvr
PAGE 38. En arrivant au milieu des moissonneurs, l'inconnu s'écria a Le Soigneur soit avec vous ! »
Soliî remauques
« Et ccce, ipse veniebat de Bethléem, dixitfj'ie messoribns : Dominus vobis- « cs;m. Qui responderuût ei : Bcuedicat libi Dominus. » (lUim, cap. ii, v. 4.)
XVII®
PAGE 38. Des glaneuses les suivaient ea cueillant les nombreux épis, elc.
« Prœcepil autem Booz pueris suis, dicens : Et de vestris qiioque manipulis « projicilc de indiislria, et rémunère per;aillile, ut absque rubore coliigat. » (RvTH, cap. !i, V. 15, 16.)
xvnr.
PAGE .39. Qui triompha de Carrausius.
On verra , dans le récit et dans les notes du récit , quel était ce Carrausius.
XX"
PAGE 39. Méléagre était moins beau que toi lorsqu'il charma les yeux d'A alante !
Homèrt a, sur Méléagre, une tradition diflérente de celle des autres poètes. 5e iie tais ici d allusion qu'à la dernière .Mcloagre était un jeune héros qui donna la hure du sanglier de Calydon à Atalante, tille de Jasius, roi d'Arcadic. Sa mère Allhée le tii mourir en jetant au feu le tison auquel «^a vie était atîîchée. Il ne fiiut pas confondre cette Atalaiiti- avec celle qui fut vaincue par Hippomène. Stace a donné un fils à Atalante, qui suivit les sept chefs au siège de Thèbes. {Tliébaide, liv. iv.)
XIX*
PAGE 39. Heureux ton père, heureuse ta mère, mais plus heureuse encore telle qui doit partager ta couche!
Tp'CiJ.v.y.upîç u.Èv aoïyt nc/.Thp /«at Trôrvea [i^rtipf Totçpiiy.v.pîç Si y.v.aiyvrizoï. . .
K-tvoç â U'j nipt y.ôpi nK/.ypruzoç iço^ov à/Xcov, ' ■; y.i a èiovoici poi'JV.; ot/ôvo ayi;yv,T«t.
{Oihj^s., liv. Vf, V. 154-158.)
Sun LK l:vre ii. £S:>
XX r
PAGE 39. J'accepterai le présent que vous m'offrez, s'il u"a p:is >orvi à vos sacrifices.
Tout ce qui avait servi aux sacriiices des païens était eu abomination aux chrétiens.
xxir
PAGE 39. Je ne me souviens pas d'avoir vu la peinture d'une scène pareille, si ce n'est sur le bouclier d Achille.
{Iliad. liv. xv:i.)
XXIII*
PAGE 40. Ces moissonneurs ne sont plus mes esclaves.
Cette religion, contre laquelle on a tant déclamé , a pourtant aboli l'esclavage. Tous les chrétiens primitifs n'affranchi rent ci^peniant iias sur-'c-champ leurs esclaves; mais Lasthénès suivait déplus près cet esprit évangélique qui a brise les fers d'une grande partie du genre humain.
XXIV®
PAGE 40. La vérité... mère de la vertu. On la fait aussi la mère de la justice.
XXV®
PAGE 40. Voyageur, les chrétiens.
Sur ce mot de voyageur opposé a celui d'étranger, qu'il me soit permis l'c rapporter un passage du Génie du Chrisiiaimme :
• L hiite inconnu est un étranger chez Homère, et un voyageur dans !;» « liible. Quelles différentes vues de 1 humanité! Le Grec ne porte qu'une idée. « politique et locale où l' Hébreu aitachc un sentiment moral et universel. »
XXVI*
p.vGE 41 . Que Dieu lui rende sept fois la paix !
Tour bébraique. Los Grecs et les Romains disaient fcr^ruc, çuofejçuc Ou en a vu un exemple dans la note xx" : Tfnauxr.oLpiç
i!84 REMARQUES
XXVIl®.
PAGE 41. Non sur les ailes dor d'Euripide, mais sur le? ailes célestes de Platon.
Plularqiîc, dans ses Morales, parle de ces ailes ; mais je crois qu'il faut lire 'les ailes d'or de Pindare.
XXVIII*
PAGE 41. Dieu m'en a donné la dircclion; Dieu me l'ôlera peut-être : que son saint nom soit béni !
« Dominus dédit, Dominas abslulit. .. Sit iiomen Domini benedictum ! » (Job, cap. 1, V. 21.)
XXIX®
PAGE 44. Le soleil descendit sur le sommet du Pboloë, etc.
Par l'endroit où la scène est placée, La?lhenè> avait le mont Pboloë à l'occident, un peu vers le nord; Olympie, à l'ociulent vrai; le Tiipluis-^e et le Lycée étaient derrière les spectateurs, vers l'orient, et .e coloraient des feux oppo es du soleil. Toutes ces descriptions sont exactes; ce ne sont po:nt des «oms mis au hasard, sans égard aux positions géographiques. An reste, le înont Pholoë est une haute montagne d'Arcadie, où Hercule reçut I hospitalité chez le centaure Pholus, qui donna son nom à la montagne. Telphusse est une montagne, ou plutôt une loni'ue chaîne de terre haute et rocailleuse où était placée une ville du même nom. (Voyez Pvusvnias, lib. vu , in Arcad,, cap. XXV.) J'ai déjà parlé ailleurs du Lycée, de l'Alphée et du Ladon.
XXX®
PAGE 42. On entendit le son d'une cloche.
Ce ne fut que dans le moyen âge que l'on commença à se servir des cloches dans les églises ; mais on se serv;iit dans ranti(piilé, et surtout eu Grèce et à Athènes, de cloches ou de sonnettes pour une foule d'usages domestiques. J'ai (Jonc cru pouvoir appeler les chrétiens gre s à la prière par le son d'une cloche. L'esprit, accoutume à allier le son des cloches au souvenir du culte chrétien, se prèle sans peine à cet anachronisme, si c en est un.
XXXI*
PAGE 42. Me préservent les dieux de mépriser les prières 1
Tout le monde connaît la belle allégorie des prières, mise par Ilomère dao9
Œii l:: r.iv-f- u. 285
la bouche d'Achille. Démodocu? déloiinic le ?ens des parole?, de La>lhér!ès au profil de la mythologie. Até^ le mal ou linjuslice, était sœur des Liles ou des Prières.
xxxir
PAGE 42 Seigneur, daignez visiter cette demeure.
Nous sommes aujourd'hui si étrangers aux cho>es religieuses , que cette prière aura paru toute nouvelle à la plupart des lecteurs : elle est cependant dans tous les livres d'église , à quelques légers changements près. J'ai déjà dit, dans le Génie du Christianisme , (ju il n'y avait point d'Heure à l'usage du peuple qui ue renfermât des choses sublimes; choses que l'habitude dans les uns et l'impiété dans les autres nous empêchent de sentir.
xxxiir
PAGE 42. Le serviteur lava les pieds de Démodocus.
« La première action de l'hospitalité était de laver les pieds aux hôtes... Si « l'hôlo était dans la pleine communion de l'Église, on priait avec lui , et ou « lu; déferait tous les honneurs de la maison : de faire la !)rière, d'avoir la « première place à table, d'in^truire la famille.. Les chrétiens exerçaient • 1 hoépitalité même envers lee inlidèles. » (ln.Eiiuv, Mœurs des Chrétiens.'
xxxiv'.
PAGE 43, Des mesures de pierre e;i forme d'autel, ornées de têtes de lions.
j'ai vu de pareilles mesures à Rome, dans le Musée Clémentio.
XXXV®
PACK 43. Laslhénès leur ordonne de dresser, dans la salle des agapes,
ii;n; table, etc.
Los agapes étaient les repas primitifs des chrétiens. Il y en a\ail de deux sortis: les uns, faits en commun à l'église par tous les fidèles; le* autres, dans les demeures particulières.
XXXVl*.
PAGE 43. Nourriture destinée à la famille.
« S ils maiigeaieul de la chair (les chrétiens)... c'était plutôt du poisson on
« de la volaille que de la grosse viande... Plusieurs donc ne vivent que de lai- € tage, de fruits ou de légumes. » (Fleurt, Mœurs des Chrétiens.)
xxxvir.
PAGE 43 . On vit bientôt entrer un homme d'un visage vénérable, portant, sous un manteau blanc, un habit de pasteur.
« Comme j'étais dans ma maison, et qu'après avoir prié je me fus assis sui « mon lit, je vis entrer un homme d'un visage vénérable, en habit de pas- « teur, vêtu d'un manteau blanc, portant une panetière sur ses épaules, el < tenant un bâton à la main. » (Her., liv. ii.)
xxxviir.
Page 44. C'était Cyrille, évêque de Lacédémone.
Ce n'est point ici l'un des saints connus sous le nom de Cyrille. J'ai cherché inutilement un évêque de Lacédémone de cette époque. Je n'ai trouvé qu'ur évêque d'Athènes. Au reste, j'ai peint Cyrille d'après plusieurs grands évèques de ce temps-là ; et, dans toute son histoire, dans les cicatrices de son martyre, dans la force qu'on fut obligé d'employer pour l'élever à l'épiscopat, tout est vrai, hors son nom.
On se prosternait devant les évêques , et oa leur donnait les noms sacrés que la famille de Laslhénès donne à Cyrille.
XXXIX'
P.4GE 44. Il m'a promis de me raconter son histoire.
De là le récit. La promesse qu'Eudore a faite à Cyrille est censée avoir précédé le commencement de l'action. L'empressement de Cyrille à connaître l'hi.-toire d'Eudore est ploinenu-nt jiislilié, et par le caractère de l'evèque, el par celui du pénitent , et par les mœurs des chrétiens.
XL'
PAGE 45. Eudorc lut pendant une partie du repas, etc.
• Les chrétiens faisaient lire l'Ecriture sainte , et chantaient des canliquos spirituels et des airs graves, au lieu des chansons profanes et des bnullbnncries dont les pa'iens accompagnaient leurs festins : car ils ne condamnaient ni la musique ai la joie, pourvu qu'elle fût sainte. •
(Elelry, Mœurs des Chri'lieus.)
PAGE -io. Cymodocée iremblait.
Premier fil d une trame qui va s'étendre par degrés.
XLIl®.
PAGE 45. Le repas fini- on alla s'asseoira la porte du ver^rer, sur un banc de pierre.
Celte coutume antique se retrouve dans la Bible et dans Homère. Nestor s'assied à sa porte sur une pierre polie, et les ju,2:es d'Israël vont s'asseoir devant le.^ noiles de la ville. On apeiroit quelques traces de ces mœurs jusque chez nos aïeux, du temps de saint Louis, c'est-à-dire dans le siècle delà religion, de l'héroïsme et de la sanplicilé.
XUlf.
PAGE 45. L'Alplice roulait au bas du verger, sous une ombre cbampêtre, des flots que les palmes de Pise allaient bientôt couronner.
L'Alphée, qui coulait d'abord en Arcadie, parmi des vergers, passait en Elide au milieu des Irionqihateurs. Tout le reste de la descriplian est appuyé par le témoignage de Pausanias, d'Aristole et de Théophrasto, pour les animaux et les arbres de l'Arcadie, et par ce que j'ai vu de mes proi)res yeux. On sait que Mercure fit uife lyre de récaille d'une grande tortue qu'il trouva sur le mont Chélydoré. Quant à la manière dont les chèvres cueillent la gomme du ciste , Tournefort raconte la même chose des troupeaux de la Crète. ( i'oyage au Levant.)
XLIV®
PAGE 46. La Puissance... dont les pas font tressaillir les montagnes comme l'agneau timide, ou le bélier bondissant. Il admirait cette sagesse, qui s'élève comme un cèdre sur le Liban, comme un plane au bord des eaux.
« Montes, exultaslis sicularietcs, et colles sicut a-^ini ovium (Psd'm., cxin, * V. G ) « Quasi cedrus exaltata sum in Libano.
« Quasi platanus exaltata sum juxla aquara in plateis. s
XLV
fAGE 40. Il laissa un chantre dMn auprès de (llymneslrp.
{Udijss., iiv. IV )
PAGE 4.7. Elle commença oar l'éloge des Muses.
Puur tout le chant île (^ymodof'ée, je ne puis tiue renvoyer le lecteur aux Mélamor/ihoses d'Ovide, à l'Hiide, à YOd'jssvc , et à la vie d'Homèr.' par diver> ailleurs. J'ai admis le combat de lyre entre B;)mère et Hésiode, (luoi'iuil soit prouve que ces deux pwèles n'ont pas vécu dans le même temps, il ne s'agit pas ici de vérités historiques.
XLVir.
PAGE 48. Les Parques même, vèiues de blanc.
Démodocus arrange tout cola un peu à sa façon. C'est Platon , à la fi;i du X* livre de sa Réimblique, qui fait celte histoire des Parques : elle n'est pas tout à fait telle qu'on la voit ici. Conimeiil les ennemis des JUar/ y/^- n'ont-ils pas vu celte erreur'? Quel beau sujet pour eux de Iriumphe et de pédanlerit;!
XLVII!"-
PAGE 48. La colombe qui porlail dans les forêts de la Crèle l'ambroisie à Jupiler.
Jupiier nfant fut nourri sur le mont Ida par une colombe qui lui apportait l'ambroisie.
XLIX*'
PAGE 49. Chanlcz-nous ces fragments de livres saints que nos frères les ApoUitiairos, etc.
Anachronisme. Les Apollinaires vivaient sous Julien , et ce fut pendant la persécuîion suscitée par cet empereur qu'ils mirent eu vers une partie des livres saints,
PAGE 49. Il chanta la naissance du cliaos. Pour le chant d'Eudore, voyez toute la Bible.
PAGE M. Ils crurent que les Muscs et les Syrcnes, etc.
Les Syréiies, lilles du neuve Acheloiis et de Calliope, délièrent les .Muses à
SUR LE LIVRE lïl. 989
lin combat de chant. Ellçs furent vaincues ; les Muses les dépouillèrent de leurs ailes et s'en firent des couronnes. On plaça en divers lieux la scène de ce
combat.