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PAGE 123. Ils ont conté qu'ils voyaient... une colonne de feu... et un
cavalier vêtu de blanc.
On retrouve ce miracle dans les Machabées, dans les Actes des Martyrs , dans les historiens de cette époque et jusque dans ceux des Croisades, L'original de ce miracle est dans les Alac/iabi\.^.
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PAGE 124. Là un soldat chrélioii aïoiirt isolé, etc. Ceci est fondé sur un fait connu de l'auteur.
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t'AGÉ 12-4. Conservaient dans la mort un air si farouche, etc. C'est SidolûC Apollinaire qui le dit dans le Panégyrique de Majorien.
Lxvir.
PAGE 124 ...s'étaient attachés ensemble par une chaîne de fer.
Circonstance enopruntée de la bataille des Cimbres contre Marias. Plutarque
rac:-i;!e que tous les soldais de la première ligne de ces Barbares étaient attadiés ensemble par une corde, afin qu'ils ne pussent rompre leurs rangs.
Lxviir.
PAGE l'2o. Les Barbares jetaient des cris.
« Tous ceux qui étaient échappés de la défaite des Ambrons s'étanl mêlés avec eux, ils jetaient toute la nuit des cris aflreux qui ne ressemblent point à des clameurs et à des gémissemenls d'hommes, mais qui étaient comme des hurlements et des mugissements de bêtes féroces, mêles de menaces et de lamentations, et qui, poussés en même temps par cette quantité innombrable de Barbares, taisaient retentir les montagnes des environs et de tout le canal du fleuve. Touie la plaine mugissait de ce bruit épouvantable; le cœur des Romains était saisi de crainte, et Marius lui-même frappé d'étonnement. » (Plutarque, in Vit, Mar.)
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PAGE i2o. Les Francs, pendant la nuit, avaient coupé les têt'es des cadavres romains.
On voit un exemple remarquable de celte coutume des Barbares dans la desrription du camp de Varus, par Tacite. Salvien {de Gnbernali ne Dei), Idac»» (lians sa Chronique in Bibliolh. Pair., vol vu, pag. 1233), Isidore de Séville, Victor (de Persecutione africana), etc., font tuus des descriptions horribles de la cruauté des peuples qui renversèrent l'empire romain Ils allèrent jusqu'à égorger des prisonniers autour d'une ville assiégée, atin de répandre la peste dans la ville par la corruption des cadavres. (Victob, loc. cit.)
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PAOE 125. Un énorme bûcher, composé de selles de chevaux.
0''i me rappelle vaguement la résolution d'Attila après la perle de la bataille de Chàh'iis. (Jounakdiîs, de Reb. Uoth.)
;rn lk liv:;e vî.
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PAGE 126. Les femmes des Barbares, vêtues de robe? noires. ,
« Stabal pro liliore di versa acics, donsa armis viii?que, iiilcrcnr?anlibiN « feminis, in modum Furiariîm, qiiaî ve>le feraii, crinibus dejcclis, fac(îs piiE- « feiebaul. Druidœque circum, pièces diras sublalis ad i.-œ'.um nianilius iun- « dentés, novitate aspectus, perciderc milites. » Tacit., Ann . xiv, 30.) Les femmes venant contre eux avec des épées et des haches, grinçant les dénis de rage et de douleur, et jetant des cris humbles^ frappent égaiement sur ceux qui fuient et sur ceux qui poursuivent; sur les premiers, comme traîtres, et sur les autres comme ennemis; se jettent dans ia mêlée, saisissent avec les mains nues les épées des Romains, leur arrachent leurs boucliers, reçoivent des blessures, se voient mettre en pièces sans se rebuter, et témoignent jusqu'à la mort un courage véritablement invincible. (Plutaiîqie, in Vit. Mar.) Là, on vit les choses du monde les plus tragiques et les plus épouvantables. Les femmes, vêtues de robes noires, étaient sur des charriots, et tuant les fuyards; les unes leurs maris, les autres leurs frères, celles-là leurs pères, celles-ci leurs fils; et prenant leurs petits enfants, elles les étouffaient de leurs propres mains, et les jetaient sous les roues des charriots et sous les pieds des chevaux, et se tuaient ensuite elles-m.èmes; on dit qu'il y en eut une qui sd pendit au bgut de son timon, après avoir attaché par le cou à ses deux taînns deux de ses enfants, l'un de çà, l'autre de là. Les hommes, faute d'arbres pour se pendre , se niellaient au cou un nœud coulant qu'ils atlachaieiil aux cornes ou aux jambes des bœufs, et piquant ces bêtes pour les faire marcher, ils périssaient misérablement ou éliiMiglés ou foulés aux pieds. (Plltakque, in Vit. Mar.)
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PASE 127. Mérovée s'étaît fait une nacelle d'un large bouclier d'osier.
Le€ boucliers des Barbares servaient quelquefois à cet usage ; on en voit un t-xemple remarquable dans Grégoire de Tours. Attale, Gaulois d'une naissance lilusUc, se trouvant esclave chez un Barbare, dans le pays de Trêves, se sauva de chez son maître en traversant la Moselle sur un bouclier, (Greg. Tcro.n, lib. iii.)
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PAGE 128. Dans une espèe de souterrain oh les Barbares ont coutume de cacher leur blé.
« Soient et «ubterraneos spccus aperire, eosque multo insnpcr fimo oncrant • sulïugium hiemi et receptaculum frugibus. (Tacit., de Mor. Cerm., xvi.)
Le U'Cleurpeul se rendre compte m:\iiilenant du plaisir que peut hii avoir fait ce conilnit des Uiancs et dos Romain?. Ceux qui parcourent en quelques heures u.i ouvrage en apparence de pure imagination, ne sedoiileul pas du temps et delà peii.e iju'ilaeotjté ii l'auteur, quand il est t'ait comme il doit l'titre, c'est-ii-dire enconsciepi ■. Virgile employa un grand nombre d'années î» rassembler les matériaux de \'fii:f'i '\
et il trouvait encore qu'il n'avait pas assez lu. (Voyez Macrobe.) Aujourd'hui on écrit lorsqu'on sait a peine sa langue et qu'on ignore presque tout. Je me serais bien gardé de montrer le fond de mon travail, si je n'y avais été forcé par la dérision de la critique. Dans ce coœbat des Francs, où l'on n'a vu qu'une description brillante, on saura maintenant qu'il n'y a pas un seul mot qu'on ne puisse retenir comme un fait historique.