NOIES
m;i:s avec des couleurs si brilLiilos el si douces, qu'il faul les avoir vues pour le croire.
« Au côlé droit, on voit un homme debout, avec une canne de chaque main, appîiyé sur un crocodile, et une fille auprès de lui, ayant une canne à la main.
«On voit, à {gauche de la porte, un homme pareillement debout, et appuyé sur un crocodile, tenant une épée de la main droite, et de la gauche une torche allumée. Au dedans du temple, des fleurs de toutes couleurs , des iiisirumeiiis de différents arts , et d'.iulres figures grotesques el enTblématiqiit'^ y sont dépeints. On y voit aussi dun autre côté une chasse, où tous les oiseaux qui aimodl le Nil snnt prisdun -cul coup de rets; el de laulre ou y voit une pèche, où les poissons de celte rivière sont enveloppés dans un seul lilei, etc. » [Let. édif., loin, v, page 144.)
Pour trouver des /jayya^fs chez les anciens, il faudrait avoir recours aux mosaïques : encore ces paysages sont-ils lous historiés. La fameuse mosaïque du palais des princes Baibcrins à Pa'esinne représente dans sa pariie supérieure un pays de montagne?, avec des chasseurs el des animaux; dans la parlie inférieure, le Nil qui serpente autour de plusieurs petiies îles. Des Egyptiens poursuivent des crocuddcs; d 's Égyptiennes sont couchées sous des berceaux ; une fenmie offre une palme à un guerrit-r, etc.
Il y a bien loin de tout cela ;:ux paysages de Claude Lorrain,
NOTE 23, page 357.
L'abbé Barthélémy trouva le prélat Baïardi occupé à répondre à des moines de Calabre, qui l'avaient consulté sur le sy-lème de Coprnic. « Le prélat répondaii longuement el savamii.enl à leurs questions, « xposait les loiï> de U gravitation, s'élevait contre liinposiure de nos sens, el finissait par conseiller aux moines de ne pas in ub'er les cendres de Copernic, w {Voyage en Italie.)
NOTE 24, page 367.
On se refuse presque à croire que quelques-unes de ces notes soient de Voitaire, tant elles sont au-dessous de lui. iMais on ne peut s'empêcher d'ètr* révolté à chaque instant de la mauvaise foi des éditeurs , et des. louanges qu'ils se donnent entre eux. Qui croiiait, à moins de l'avoir vu imprimé, que dans une notule , faite sur une note, on a|>pelle le commentateur , le Secrétaire de HIarc-Auréle , et Pascal, le Secrétaire de Port-Royal? D.ns cent autres endroits on force les idées de Pa-cal , pour le laire pa>ser pour athée. Par exemple, lorsqu'il dit que lu raison de l'homme seule ne peut arriver à une démonstration parfaite de l'existence de Dieu , on triumphe, on -'écrie qu'il et-i beau de voir Voltaire prendre h; parti de Diei C' ime Pascal. Eu vérité, c'est bien se jouer du sens commun, et compter sur la bonhomie «lu lecteur
N'esl-il pas évident que Pascal raisonne en chrétien qui veut presser Var- ^umauL doAa nécessité d'une révélation !^ 11 y a d'ailleurs quelque «'hose de pis que tout cela dans celte édiiion commentée. 11 ne nous est p.s démoiiiré que \es Pensées nouvelles qu'on y a ajoutées ne soient pas au moins dénaturées, pour ne rien dire de plus. Ce qui autorise à le croire , c'est qu'on s'esl permis de reiraiicher plusieurs des anciennes, et qu'on a souvent divisé les autres, soris prétexie que le premier ordre était arbitraire, de manière .i ce qu'elles ne donnent plus le même sens. On conçoit combien il » si aisé d'altérer un pî»s|age en rompant la chaîne des idées, et en séparant deux membres
de phrase, pnur en faire deux sons cinipleis. Il y a une a(ires«e, ine ruse une inlenlion cachée dans celle édilion, qui l'iiuraient rendue dangereuse, si Jes noies u'avaienl heureubeoient dciruil lout le l'ruii qu'on s'en élàii promis.
NOTE 25, page 392.
Ouire les projets de réforme et d'amélioration qui sont venus à la connaissance du public, tin |)rtUiid que ïon a irouvé de|niis la révdlulion, dans les anciens papiers du ministère, une foule de piojets proposés d;ins le conseil de Louis XIV, enire autres celui de re uler ie> froiiiièrcs lie la France jusqu'au Rhin, et de s'emparer de l'Egypie. Qu ni aux monuments et aux travaux pour l'embellissement de Paris, ils pai ai.'^sent avoir lous élé discutés. On voulait achever le Louvre, faire venir des taux, découvrir les quais de la Cité, etc., eic.
Des raisons d'économie ou quelque autre motif arrêtèrent apparemment les entreprises. Ce siècle avait tant lait, qu'il faillit bien qu'il laissât quelque chose a faire à l'avenir.
FIN Dt:S NiiTfiS DU PRl.MIDR VOLLMB.
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