‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 5)Chapitre 154 sur 219 · GÉN8E · texte numérisé non relu

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qui se tenait auprès des rois de Perse pour leur rappeler q;^* lis étaient mortels , ou le soldat romain qui abaissait l'orgueil du triomphateur, ne donnait pas de plus puissantes leçons.

Un volume ne suftirait pas pour peindre en détail les seules cérémonies de la semaine sainte ; on sait de quelle magnifleence elles étaient dans la capitale du monde chrétien : aussi nous n'entreprendrons point de les décrire. Nous laissons aux peintres et aux poètes le soin de représenter dignement ce clergé en deuil; ces autels, ces temples voilés , cette musique sublime , ces voix célestes chantant les douleurs de Jérémie ; cette Passion , mêlée d'incompréhensibles mystères; ce saint sépulcre environné d'un peuple abattu ; ce pontife lavant les pieds des pauvres; ces ténèbres, ces silences entrecoupés de bruits formidables ; ce cri de victoire échappé tout à coup du tombeau; enfin ce Dieu qui ouvre la route du ciel aux âmes délivrées, et laisse aux chrétiens sur la terre, avec une religion divine, d'intarissables espérances.

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