CHAPITRE XXXIX
L'Italie.
L'Italie, à l'époque de la révolution républicaine en Grèce, ciait ainsi que de nos jours divisé*: en plusieurs petits Eia s à peu près semblables de mœurs et de langage. Nous les considérerons à la lois, pour éviter les détails inutiles.
La consiilulion monarchique régnait généralement chez tous ces peuples '.
» DiOD. Sic, I b. V, p. 308 ; Strab., lib. iv.
2 CiES., de Bell. Gatl., cap. xiv ; Val. Max., lib. ir, cap. VI.
3 Les (Jeux Edda ; S^weNDUS, SrsoRRO, Irad. lat.
4 SiEMUNDUS. SiNOUKO, liad. ial.j SXRAB., lib. IV, p. 302.
5 L'an de Rome 165.
6 Strab., lib. iv, p. 181.
L'auteur cité prétend que les Gaulois furent instruits dans les lettres par les Marseillais. Du lemi)s de Jules César, l(;s premiers se servaient des caractères grecs dans leurs écrits. {Bell, Oall,, lib. VI, cap. xiii.)
7 Liv., lib. XXI.
8 Comme au passade d'Annibal dans les Gaules. (Voyez Tite-Live, à rcndroitcilé.) L'attachement de la république de Marseille pour les Romains, les différents services qu'elle leur rendit, tout cela est trop connu pour exiger plus de détails. (Voyez Liv., CiES., Polyb., etc.)
* Cela est vrai; mais aussi ces races s'app:uvrissenl, s'usent, et dégénèrent comme les races d'animaux. (N. Éd.)
9 Liv.,lib. i,nM5; Vkllei., lib. V, tt" 1; Paterc, lib. I, cap. IX; M acch, /«/or. Fi or., lib. Il i Demu<a, hlor. dtll liai.
Leur religion ressemblait à celle des Grecs ; ils y ajontèrent l'art des augures *.
Leurs costumes n'étnient pas sans luxe, leurs usnges sans corruplion ^j l'ua Cl l'antre y ;»v;iient été introduits par les cités de la Grande-Grèce.
Déjà ces nations comptaient quelques philosophes :
Tagès, le plus nncien d'entre eux, fut un imposteur, ou un insensé, qui in- Tenta la science des présagts ^.
Un antre auteur inconnu écrivit sur le système de la nature. Il disait que le rnon^le visible mil soixante siècles à cclorc avant d'être habité, qu'il en durerait encore soixante avant de se dissoudre, fixant à douze mille ans la période complète de son existence*.
En politique, Romulus et Numa avaient brillé; Plnfarque a comparé celui-là à Thésée, et celui-ci à Lycurgnc *. Le preuiier parallèle est an>si heureux que le second semb'e intolérable. Qu'avaient de commun les lois théocratiqnes du roi de Rome avec les institutions sublimes du législateur de Sparte* ^p plusieurs philosophes se sont enthousiasmés de Numa sur la seule idée qu'il étudia sous Pvihagore. La chronoiogic a prouvé un intervalle de plus d'un siècle entre l'existence de ces deux siges. Que devient le mérite du premier? 11 y a beaucoup d hommes qu'on cesserait d'estimer si on pouvait ainsi relever toutes les erreurs de compte.