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Juges^ prevostz, bourgeois, marchans, commun, Nobles, vilains, et vous seigneurs d'Eglise, Amendez- vous ; sinon je vous advise Que ne verrez l'an cinq cens quarante un. .
Lassus aux cieulx il est bruyt que chascun Offense Dieu, qui n'est pas bonne guise, Juges, prevostz.
Persévérer en son mal c'est esgrun ; Le monde faict de péché marchandise ; Bref, il fauldra que chascun se réduise Ou des trois partz n'en demourra nesun Juges, prevostz.
A GBOFFROY BRULART (1526)
Nostre maistre Geoffroy Brularl^ Qui sçavez la science et Part De guérir les gens de tous maulx, Icy c'est Tun de vos féaulx Qui de colique brusle et ard.
Je ne mange poisson ne lard, Non que craigne le papelart, Mais mon mal me faict trop d'assaulx, Nostre maistre.
Venez y donc plus tost que tard, £t ù'oubliez pas le broillart De vos receptes à monceaulx, Et payé serez en royaulx, Car vous estes sage vieillart, Nostre maistre.
RONDBAU Sur : Jupiter ex alto perjuria ridet amantum.
O bon Jésus, de Dieu étemel filz, Qui avec luy les cieulx et monde feis, Las! prens pitié de moy, ta créature; J'ay contre toy tant Met de forfaicture, Que tous mes sens en sont de dueil coniitz.
En une croix tout ton corps fut affix, Où par ta mort les enfers tu defQtz, Non pour moy seul, mais pour toute nature, O bon Jésus.
En ceste croix où tu fus crucifix, De Paradis le chemin tu reffis,
40'l BONDE AUX
Et d'iceluy feis à tous ouverture.
De tous delictz tu as la couverture ; Couvre les miens, et ce qu'oncques meffeis, O bon Jésus.
O quelle erreur par finis esperitz Vouloir finir Tin fini sans nul pris, Par raison morte et mondaine apparence Voulant comprendre en débile science Une bonté qui tous nous a compris I
Créé nous a en ce mondain pourprîs.
Et racheté quand nous eusmes mespris.
Et nous doubtons quelle est sa puissance ! O quelle erreur !
Par Testament sa loy nous a appris ; Amour donné pour acquérir le pris D'heureux labeur, par foy et espérance ; Allons à luy, en nous n'ayons fiance : Qui ne le faict en enfer est repris.
O quelle erreur!