‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 2)Chapitre 139 sur 188 · CHANSON VII · texte numérisé non relu

CHANSON VII

Celle qui m'a tant pourmené A eu pitié de ma langueur :

Dedans son jardin m'a mené, Où tous arbres sont en vigueur ; Adonques n'usa de rigueur :

Si je la baise, elle m'acoUe ; Puis m'a donné son noble cueur.

Dont il m'est ad vis que je vole.

Quand je xej son cueur estre mien,

Je mys toute crainte dehors,

Et luy dys : « Belle, ce n'est rien,

Si entre voz bras je ne dors. »

La dame respondit alors :

« Ne faictes plus ceste demande :

Il est assez maistre du corps, ^

Qui a le cueur à sa commande. »

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