LE TEMPLE DE GUPIDO
Sur le prinlemps, que la belle Flora Les champs couverts de diverse flour a, Et son amy Zephyrus les esvente, Quand doulcement en Tair souspire et vente, Ce jeune enfant Cupido, dieu d'aymer, Ses yeulx bandez commanda deffermer, Pour contempler de son throsne céleste Tous les amants qu'il attainct et moleste.
Adonc il veit au tour de ses cbarroys, D'un seul regard, maintz victorieux roys, Haultz empereurs, princesses magnifiques, I^des et laidz, visages deifiques. Filles et filz eu la fleur de jeunesse, Et les plus forts subjectz à sa liaultesse.
Brief, il congneut que toute nation Ployoit soubz luy comme au vent le sion : Et, qui plus est, les plus souverains dieux Veit trébucher soubz ses dardz furieux.
Mais ainsi est que ce cruel enfant.
Me voyant lors en aagc triumphant.
Et m*esjouyr entre tous ses souldars, Sans point sentir la force de ses dards ; Voyant aussi qu'en mes œuvres et dicts Tallois hlasmant d'amours tous les edicls, Délibéra d'un assault amoureux Rendre mon cueur(pour une) langoureux.
Pas n'y faillit : car par trop ardante ire . Hors de sa trousse une sagette tire De boys mortel, empenné de vengeance, Portant un fer forgé par Desplaisance Au feu ardantde Rigoureux Refus,