‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 2)Chapitre 2 sur 188 · SUR CLEMENT MAROT VII · texte numérisé non relu

SUR CLEMENT MAROT VII

à lui parler avec passion? Marguerite (qu'il appellera familièrement sa sœur) le reçut-elle avec bonté et lui accorda-t-elle im baiser... les arres du bien tant espéré? Nous sommes porté à nous défier de ces inductions de fantaisie, et si à ce sujet rien n'est plus à révéler ni à éclaircir, on ne peut affirmer que la duchesse d'Alençon, avant ou après son mariage avec le roi de Navarre, ait été la maîtresse de Marot. Tout en faisant la part large aux mœurs connues de cette reine si libre d'allure , il convient de reléguer dans le domaine du roman ces aventures galantes et piquantes, mais dénuées de sanction historique.

Ces réserves faites, nous ne trouvons plus rien dans la vie de Clément Marot qui ne soit communément établi et accepté. Il naquit vers la fin de Tannée 1495, à Gahors, en Quercy :

Quercy, de toy, Salel, se vantera, Et, comme croy, de moy ne se taira.

On voit que le poëte, quand il écrivait cette épigramme Des poètes francoys^ avait déjà conscience de sa valeur et entrevoyait sa gloire rayonnant dans la postérité. Vaniteux, fanfaron, présomptueux et gonflé d'une célébrité qui ne faisait que s'accroître, il revient plus d'une fois dans ses vers sur l'immortalité qui l'attend.

Son père, dont le nom se trouve diversement écrit dans les documents du tabellionage et de l'Université de Gaen : — Jean Mares ou des Mares, Jean Marais ou des Maretz, — était lui-même poëte, non sans talent. La renom-

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