‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 2)Chapitre 3 sur 188 · VIII NOTICE · texte numérisé non relu

VIII NOTICE

mée de son' fils l'a préservé de Toubli. Jean Marot était de Normandie. Il fut attaché successivement comme escripvain à la reine Anne de Bretagne, à Louis XII, qu'il suivit pendant l'expédition de Gênes, et enfin à François P"^ en qualité de secrétaire et de valet de chambre.

Clément Marot, après avoir terminé d'assez mauvaises études universitaires, s'associa à la troupe des Enfants Sans-Souci, qui jouait des soties devant le public. Il se mit ensuite à fréquenter le Palais et à vivre dans la basoche; mais il devint bientôt page de messire de Neuville, seigneur de Villeroy, qui, après l'avoir conduit à la guerre suscitée contre la France, sous Louis XII, par la ligue de l'Angleterre, de la Suisse et de l'empereur, l'introduisit à la cour. François de Valois n'était pas encore François I®' quand notrç poëte lui présent* le Jugement de Minos. Son esprit agréable, leste et original lui attira les bonnes grâces du futur roi, et il eut bientôt à la cour des amis illustres.

En 1519 il entra à la cour de Marguerite de Valois en qualité de valet de chambre et ne tarda pas à être couché en son estât — autrement dit à devenir son pensionnaire, tout en restant attaché à la cour militaire de son mari, le duc d'Alençon. En 1521, quand éclata la guerre contre Charles-Quint, il suivit son maître à l'armée du Nord, d'où il adressa deux épîtres à Marguerite.

On voit, dans ses pièces galantes, qu'il devint, vers l'année 1523, amoureux d'une Diane,

Page 1