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Ou transnouoys les rivières profondes, Ou r'enforçoys sur l6 genoil les fondes. Puis d'en tirer droict et loing j'apprenois Pour chasser loups et abbatre des noix.
O quantesfojs aux arbres grimpé j'ay, Pour desnicher ou la pye ou le geay, 0u pour jetter des fruictz ja meurs et beaulx A mes compaings^ qui tendoient l.eurs chappeaux !
Aucunefoys aux montaignes alloye, Aucunefoys aux fosses devalloye, Pour trouver là les gistes des fouynes, Des hérissons ou des blanches hermines, Ou pas à pas le long des buyssonnetz AUois cherchant les nidz des chardonnetz Ou des serins, des pinsons ou lynottes.
Desja pourtant je faisoys quelques nottcs De chant rustique, et dessoubz les ormeaux, Quasy enfant, sonnoys des chalumeaux.
Si ne sçaurois bien dire ne penser Qui m'enseigna si tost d'y commencer, Ou la nature aux Muses inclinée, Ou ma fortune, en cela destinée A te servir : si ce ne fust Tun d'eux, Je suis certain que ce furent tous deux.
Ce que voyant le bon Janot mon père.
Voulut gaiger à Jaquet son compère Contre un veau gras deux aignelletz bessons, Que quelque jour je feroys des chansons A ta louenge (ô Pan, dieu tressacré), Voyre chansons qui te viendroyent à gré. Et me souvient que bien souvent aux festes, En regardant de loing paistre noz bestes, Il me souloit une leçon donner Pour doulcement la musette entonner.
Ou à dicter quelque chanson ruralle Pour la chanter en mode pastoralle.
Aussi le soir, que les trouppeaux espars Estoient serrez et remis en leurs parcs, Le bon vieillard après moy travailloit.
Et à la lampe assez tard ine veilloit. Ainsi que font leurs sansonnetz ou pyes,