‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 3)Chapitre 149 sur 234 · RESPONCE PAR VICTOR BRODEAU AU PRECEDENT · texte numérisé non relu

RESPONCE PAR VICTOR BRODEAU AU PRECEDENT

Au hon vieulx temps, que l'amour ]}ar houquetz

Se demenoit, et pai' joyeux caquetz,

La femme es toit trop sotte ou trop peu fine;

Le temps, depuis, qui tout fine et affine,

Lui a monstre à faire ces acquestz.

Lors les seigneurs estaient petits nacquetz, D'aulx et oignons se faisoient les banquetz, Et n'estoit bruict de ruer en ctiisine Au bon vietdx temps.

Dames aux Imijs n'avaient clefs ne loque tz; Leur garderobe estait petits pacquetz De canevas ou de grosse estamine; Or, dy amans, on laissait en leur mine, Et les couleurs porter aux perroquetz Au ban vieulx temps.

d'une dame a un IMPORTUN

Tant seulement ton repos je désire, T'advertissant (puis qu'il fault le te dire) Que je ne suis disposée à t'aymer; Si pour cueillir tu veulx donques semer, Trouve autre champ, et du mien te retire.

Bref, si ton cueur plus à ce chemin tire, Il ne fera que augmenter son martyre, Car je ne veulx serviteur te nommer Tant seulement.

Tu peulx donc bien autre maistresse eslire ; Que pleust à Dieu qu'en mon cueur peusses lire, Là où Amour ne t'a sceu imprimer ; Et m'esbahy (sans rien desestimer) Gomment j'ay pris la peine de t'escrire Tant seulement.

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