‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 142 sur 293 · II · texte numérisé non relu

II

JHrois autant dix foys par delà Romme; Que j^en sois loing, chercker son accointances Pour sa vertu qui plus fort le couronne ' -

Que sa fortune et royalle prestance.

Mais souhaitter cas de telle importance , Seroit vouloir mon bien particulier, A luy dommage , et tort faict à la France , Qui a besoing d'un roy tant singulier.

POUa HADAMOTSELtÉ DE TALARD , ' AU ROT.

Jj' AMOUR entière, et tout à bonne fin, Sire, il te plaist trois poissons bien aymer :

* Louise de Clermont, de Pillustre maison de Qermont-Tal' lard, fut mariée à François Dubellay, comte de Tonnerre; elle ëpousa en secondes noces Antoine de Grussol , duc d'Usez. Elle mourut en iSgô. Brantôme, dans ses Dames geûantes , nous la fait connaître par des saillies qit^ L. Dufresnoy appelle fort réjouis^ santés, « Madame d^Usez feit bien mieulx , du temps que le pape » Paul III vint à Nices veoir le roy Françoys P' (en i538) , elle, » estant madame Dubellay , et qui, de sa jeunesse , a feict tousjours 9 de plaisans traits , et dit de bons motz. Un jour se prosternant » devant Sa Sainteté, la supplia de trois choses. La -première, a> qu^il lui donnast Tabsolution, d'autant que petite fille à madame i> la régente , et qu'on la nommoit TgUard , elle perdit 'ses ciseaux » en faisant son ouvrage : elle feit vœu à saint Alivergeot de lui ac- » complir^ si elle les trou voit , ce qu'elle feit , mais elle ne Paccom- V plit, ne sachant ou gisoit son corps sainct. La denxiesme, fut qu'il » lui donnast pardon , de quoy , quand le pape Clément (VII) vint •o à Marseille (en i533) , elle, estant fille Tallard encore, eUe prit t) un de ses oreillers en sa ruelle de lict, et s'en torcha le devant

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