A UN JEUNE ESCOLIER DOCTE , ^ GRIEFVEMENT MALADE
Charles, mon filz, prenez courage, Le beau temps vient après l'orage, Apres maladie santé :
Dieu a trop bien en vous planté , Pour perdre ainsi son labourage.
Jectant sonspirs de dur gémissement :
Moy de grand dueil plorant amèrement , Duquel estoit ma triste ame saisie :
Las ! dy je , mort est nostre amy Clément , Morte donc est françoyse poésie.
* C'est Charles Fontaine^ disciple chëri de Marot. Ce jeune poète, forme par les conseils, et plus par Texemple de son habile maîti'e , acquit, sou» le règne d^ Henri II , une réputation qui pourtant n'a pas été au-delà de son siècle. Il n'est plus connu aujourd'hui que par sa belle ëpHre contre Sagon et La Hueterie, pièce digne de Marot,' à qui elle "fut long->1eiDps attribuée. On a oublie jusqu'au nom de ses autres duyrages en prose et en vers, les Ruisseaux de la fontaine , le Promptuaire des médailles , le Quintil Horacien, etc.