‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 155 sur 293 · SONNET · texte numérisé non relu

SONNET

Adolesgeks qui la peine avez prise De m'enrichir de los non mérité , Pour en louant dire bien vérité, Laissez moy là, et louez moj Lojse.

C^est le doulx feu dont ma muse est esprise , Ces t de mes vers le droict but limité: Haulsez là donc en toute extrémité :

Car bien prisé me sens , quand on la prise.

Et n'enquerez de quoy louer la feult :

Rien qu'amytié en elle ne def£iult :

J'y ay trouvé amytié à redire.

Mais au surplus escrivez hardiment

Ce que vouldrez : faillir aucunement

Vous ne sçauriez, sinon de trop peu dire.

' Antoine du Moulin , valet-de-chambre de Marguerite, reine de Navarre , homme savant et laborieux. Il a laisse un grand nombre de traductions en vers et en prose , et il a fait réimprimer les ouvrages de plusieurs auteurs de son tems. G^est lui qui a rassemblé et mis en ordre les poésies de Clément Marot , imprimées a Lyon , chee Bouville, en i546.

^ Claude Oalland , né à Toumus , près de Mâcon , a publié cpielques poésies.

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Syo ÉPIGRAMMES.

AUX AMATEUaS DE LA SAINCTE E8CRIPTURE.

Sien peu d'enÊins on trouve qui ne gardent Le testament que leur père a laissé , £t qui dedans de bien près ne regardent, Pour veoir comment il Ta faict et dresse.

O vous , en&ns , a qui est adressé Ce Testament de Dieu nostre bon père , Affin qu'à l'œil son vouloir vous appere , Voulez vous point le lire vouluntiers ? C'est pour le moins, et plus de vous j'espère, Comme de vrays célestes héritiers.

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