‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 193 sur 293 · DE SA MAISTRESSE · texte numérisé non relu

DE SA MAISTRESSE

Quand je voy ma maistresse, Le clair soleil me luyt :

S'ailleurs mon cril s^'adresse > Ce m'est obscure nuict ;

4lO ÉPI GRAMMES.

Et croy que sans chandelle A son lîtt à minnict Je verroîs avec elle.

A YSABBAtr , A LAQUBtLE IL FBIT l'AMOUR EN Sk JKIINBSSB , ET QU*IL QUICTA DEPUIS POUR SON INGONSTANGB.

Q U I en amour veult sa jeunesse esbatre y Vertus Ijay sont propres en dictz et faictz : Mais il ne feult cfaxm vent pour les abatre. Si fermeté ne soustient bien le &ix.

Geste vertu , et ses servans parfaicts Portent le noir, ' qui ne se pcult destaindre: £t qui Tamour première laisse estaindre, Le noir habit n^est digne de porter.

Tout homme dolbt çe$te vertu aUaindre, Si femme y fault , elle est à supporter.

■ La cooleur noire ëtait alors rembléme de la fidâi^; MarotloV' mékne nous Tapprend :

Car le noir dit la fermeté det cuears.

RoHSKàv XTU. Livn II.

On se sert aujourd'hui du noir pour signifier la trbtesse. Li eonstance et la tristesse se ressemblent beaucoup.

vin

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