LE PREMIER HERMITE
OÇAYEZ yous la raison poorquoy
Hors du inonde je me retire
£n un hormitage à recoj ?
Sans Ëinlte je vous ie veulx dire. '
Celle que tant j'ayme et désire ,
En lieu de me reconforter ,
Tousjours ce cul arrière tire , '
JLe ^ble la puisse emporter.
L*A17TBX HSEMITS.
Je m^en voys tout vesta de gris
En un boys, là je me confine:
Au monde aussi biai |*amaigris ,
IVFamye est trop dure et trop fine :
Là yiyray d^eau et de racine,
Mais, par mon ame, il ne m^en chauU:
^ L'amour n'est pas toujours aveugle. Marot ue pourait plus douter de l'infidâité de Diane qui me'ditait une rupture, et chaque four s'tfloignait de lui.
4l2. ÉPI<(KAMM£S.
Cela me sera médecine Contre mon mal qui est trop chauld.
0*TSABEAU, A ESTIENNB CLAVIER.
1 SABEAU, ceste fine mouche»
Clavier, tn entens bien Clément^ Je sçay que tu sçais qu^elle est louche, ' Mais je te yeulx dire comment :
Elle Test si horriblement, Et de ses yeulx si mal s'acoutre , Qu'il vauldroit mieulx par mon serment, Qu'elle fust aveugle tout oultre.
1 Si quod ait yitiiun non fastidire
dit Horace. Les défauts dei'dbiet^aime éobappent à nos yeux; la léritë même nous paratt une injure; mais Tamour yient-il à se refroidir ? nous deyenonspltis ectgeatw, efnouB poisson» par trotyer des défauts où nous ne voyions que des beautés. Marot ne s^était pas aperçu que sa maîtresse était louche , lorsque celle-ci lui adressait de tendres regards ; niai» - peut-être qu'alors , ' comme l'observ« L. Dufresnoy , eiie ftganiait hpoëtt de travers.
iivRE ra. 4i3