‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 194 sur 293 · LE PREMIER HERMITE · texte numérisé non relu

LE PREMIER HERMITE

OÇAYEZ yous la raison poorquoy

Hors du inonde je me retire

£n un hormitage à recoj ?

Sans Ëinlte je vous ie veulx dire. '

Celle que tant j'ayme et désire ,

En lieu de me reconforter ,

Tousjours ce cul arrière tire , '

JLe ^ble la puisse emporter.

L*A17TBX HSEMITS.

Je m^en voys tout vesta de gris

En un boys, là je me confine:

Au monde aussi biai |*amaigris ,

IVFamye est trop dure et trop fine :

Là yiyray d^eau et de racine,

Mais, par mon ame, il ne m^en chauU:

^ L'amour n'est pas toujours aveugle. Marot ue pourait plus douter de l'infidâité de Diane qui me'ditait une rupture, et chaque four s'tfloignait de lui.

4l2. ÉPI<(KAMM£S.

Cela me sera médecine Contre mon mal qui est trop chauld.

0*TSABEAU, A ESTIENNB CLAVIER.

1 SABEAU, ceste fine mouche»

Clavier, tn entens bien Clément^ Je sçay que tu sçais qu^elle est louche, ' Mais je te yeulx dire comment :

Elle Test si horriblement, Et de ses yeulx si mal s'acoutre , Qu'il vauldroit mieulx par mon serment, Qu'elle fust aveugle tout oultre.

1 Si quod ait yitiiun non fastidire

dit Horace. Les défauts dei'dbiet^aime éobappent à nos yeux; la léritë même nous paratt une injure; mais Tamour yient-il à se refroidir ? nous deyenonspltis ectgeatw, efnouB poisson» par trotyer des défauts où nous ne voyions que des beautés. Marot ne s^était pas aperçu que sa maîtresse était louche , lorsque celle-ci lui adressait de tendres regards ; niai» - peut-être qu'alors , ' comme l'observ« L. Dufresnoy , eiie ftganiait hpoëtt de travers.

iivRE ra. 4i3

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