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A TSABBAU.
Quand j'escriroîs que je t'ay bien ajmee, Et que tu m^as sur tous autres aymë, Tu n^en serois femme desestimee, ■ Tant peu me i^ens homme desestimé; Pétrarque a bien sa mais tresse nommée, Sans amoindrir sa bonne renommée :
Donc si je suis son disciple estimé , Craindre ne fault que tu en sois blasmee, D'Anne j'escry plus noble et mieulx famée, Sans que son los en soit point déprimé.
rfLLEqul prend&acbeux flMtfyy - Ce disait Alix à Colette , Aura tousjours le cueur marry , Et mieulx yauldroit dormir seulette:
' Cette ëpigramme nous porte à croûe que Diane avait cherche à justifier son infidélité eu reprochant au poète l'éclat que ses vers indiscrets avaient donné à leurs ainoars.
4l4 ÉPIGRAMMES.
Il est vray, dit sa sœur doulcette.
Maïs contre un fasclieux endormy , La vraye et certaine recepte Ce seroit de faire un amy*
D*UKE DAME DE NORMANDIE, t
Un jour la dame , en qui si fort je pense,
Me dit un mot de moy tant estimé ,
Que je ne puz en Êiîre recompense ,
Fors de Tavoir en mon cueur imprimé.
Me dit avec un ris accoustumé :
Je croy qu'il feult qu'à t'aymer je parvienne i
Je luy respons : garde n'ay qu'il m'advienne
Un si grand bien, et si ose affirmer,
Que je debvrois craindre que cela vienne ,
Car j'ayme trop, quand on me veult aimer. *
' Marguerite est ici aytpel^ diÉme de Normandie, parce que le duché d\\leiiçon était dans cette province.
* Là reine de "NaTarrc lAît dans sa réponse une délicatesse dont les écrits de son amant lui fournissaient le modèle.
Le pea d^amonr qwi donne lieu à craiocte^ Perdre tous faict le Unt désiré bien : Car i>ar cela , amy , je suis cont^inete De révoquer le premier propos mîen.
Ne TOUS plaigne* donc, se tous n^avet rien^ On si pour bien mal on Ton* faict avoir : Car qui pour bien pense mal i«cevoir , Indigne il est d'avoir nn senl bon tonr, Voyre de pins sa maistre9«e ne veoir , , Puis que la paour triomphe dvl'amonr.-