‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 212 sur 293 · A SA DAME · texte numérisé non relu

A SA DAME

1 U as pou^r te rendre ; amusée , Ma jeunesse en papier icy , Quant à ma jeunesse abusée Une autre que toy Ta usée :

Contente toy de ceste cy. *

' Ces vers ingénieux se trouvent en tête àeV Adolescence Clémentine , imprimée en i53o. Il est inutile de dire que c^est à Marguerite quUls étaient adressés. Voyez la Notice,

COWrWM LES JALOUX. '

De ceulx qui tant de mon bien se toonnentent,

J^ay d^une part grand^compassion :

Puis me font rire «n voyant qn^ik augmentent

Dedans m^amye un feu d'affection :

Un feu lequel par leur invention

Cuydent estaindre. O la povre cautelle :

Hz sont plus loing de leur intention ,

QuHlz ne vouldroient que je fusse loing d'elle.

DE SON FEU , ET DE CELLUT ^{UI SB PEIST AU BOSQUBT DE FEEBAES.*

Puis qu'au milieu de l'eau d'un puissant fleuve Le vert bosquet par feu est consumé , Pourquoy mon cueur en cendre ne se freuve Au feu sans eau que tu m'as allumé ?

' Marot, pendant son exil à Ferrare , composa cette ëpigramme contre ses ennemk qui voyaient avec ckagrin Mar|{uerite , loin de l'oublier au jour du malheur , Élisant tous ses efibrts pour dissiper Torage que Diane et la calomnie avaient appelé sur sa tête.

* Voyez Fëpigramme ni du livre II , où Maroi nous parle de cet agréable bosquet.

lîvfeE m. 433

Le cueur est sec , le feu bien enflamme : Mais la rigueur ( Anue) dont tu es pleine, Le veoir souffrir a tous) ours mieulx aymé , Que par la mort mettre fin à sa peine.

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