A SA DAME
1 U as pou^r te rendre ; amusée , Ma jeunesse en papier icy , Quant à ma jeunesse abusée Une autre que toy Ta usée :
Contente toy de ceste cy. *
' Ces vers ingénieux se trouvent en tête àeV Adolescence Clémentine , imprimée en i53o. Il est inutile de dire que c^est à Marguerite quUls étaient adressés. Voyez la Notice,
COWrWM LES JALOUX. '
De ceulx qui tant de mon bien se toonnentent,
J^ay d^une part grand^compassion :
Puis me font rire «n voyant qn^ik augmentent
Dedans m^amye un feu d'affection :
Un feu lequel par leur invention
Cuydent estaindre. O la povre cautelle :
Hz sont plus loing de leur intention ,
QuHlz ne vouldroient que je fusse loing d'elle.
DE SON FEU , ET DE CELLUT ^{UI SB PEIST AU BOSQUBT DE FEEBAES.*
Puis qu'au milieu de l'eau d'un puissant fleuve Le vert bosquet par feu est consumé , Pourquoy mon cueur en cendre ne se freuve Au feu sans eau que tu m'as allumé ?
' Marot, pendant son exil à Ferrare , composa cette ëpigramme contre ses ennemk qui voyaient avec ckagrin Mar|{uerite , loin de l'oublier au jour du malheur , Élisant tous ses efibrts pour dissiper Torage que Diane et la calomnie avaient appelé sur sa tête.
* Voyez Fëpigramme ni du livre II , où Maroi nous parle de cet agréable bosquet.
lîvfeE m. 433
Le cueur est sec , le feu bien enflamme : Mais la rigueur ( Anue) dont tu es pleine, Le veoir souffrir a tous) ours mieulx aymé , Que par la mort mettre fin à sa peine.