‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 230 sur 293 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Et par ailleurs viser fauldroit Pour m^attaindre à la visière.

SUR QUELLES M&tTLYAlSSS IttANIERES DE PARLER. *

C OLLIN s^en allit au lendit Ou n'achetit, ni ne vendit, Mais seulement, à ce qu^on dict, Derobit une jument noire, La raison qu^on ne le penda Fut que soudain il responda, Que jamais autre il n'entenda , Sinon que d« la 'mener boire.

d'un usurier, pris du latin.

Un usurier à la teste pelée D'un petit blanc acheta un cordeau Pour s'estrangler, si par froide gelée Le beau bourgeon de la vigne nouveau N'estoit gastë. ^ Après ravine d'eau

' On avait attribua à Marot deux ëpftr^ où l'on se moque aussi des ridicules affectations de langage qui s'ëtaient introduites à la cour. On les trouve parmi les poésies attrdfuées à Marot,

* La physionomie de ce laclre parait esquissëe d'après les usuriers de Landerousse, ^ui rUigueres ,' ait IkàbtlkM, se pehdlnnt voyani les bledz et vins raçaller en prja^t et^ bon temps rettupier'

Selon son vucîl la gelée survint, Dont fut joyeux : mais comme il s^en revint En sa maison se trouva esperdu Voyant l'argent de son licol perdu Sans proufiter : sçavez vous bien q«Ml feit? Ayant regret de son blanc, s'est pendu Pour mettre mieulx son licol à proufict.

D*nN GLORIEUX EMPRISONNA , PRIS DU LATIN.

JL'esbàHIS tu dont point on ne souspire, Et qu'on rit tant? qui s^ tiendroit de rire. De veoir par force à présent estre doulx L^amy de nul, et Tennemy de tous?

d'un IMPORTUN.

I>R£N laissez moy, ce disoit une

A un sot qui luy desplaisoit.

Ce lourdault tousjours l'importune ,

Puis j'oy qu'elle luy disoit :

La plus grosse beste qui soit ,

Monsieur, comme est ce qu'on l'appelle ?

Un éléphant , madamoyselle ,

Me semble qu'on la nomme ainsi :

Pour dieu , elepbant ( ce dit elle ) ,

Va t'en donc, laisse moy icy.

Page 1