LIVRE lY
D'un TVEOGNB.
Le vin qui trop cher m^est vendu M'a la force des yeuly ravî« , Pour autant il m'est deffendu.
Dont tous les jours m'en croist envie : Mais puisque luy seul est ma vie, Maulgrë les fortunes senestres, Les yeulx ne seront point les mai^tres Sur tout le corps , car par raison, , J'ayme mieulx perdre les fenestres ^ Que perdre toute la maison. '
> La saillie de cet irrogAe a ^louTent r^t^e depuis Marot^ nous nous contentons de citer cette épigramme peu connut :
Quand rÎTrogne Martin fnt TÎeax, Le mèdacin qui le conseille Lui dit an remède k Foreille , Ponr guérir le mal de ie> ycnz :
« Mon pnuTre compère Martin , • Ta maladie m*est connue ; » Tu n^anras tantôt plus de rue , » Si tu bois encore du TÎn. •
liors Martin « fermant se> paapikries , Adieu , dit -il, adieu lumières ; Le bon Martin n*a que trop m , £t n> pas encore assex bu.
ÂTeogle , je ferai connaître Cette TériUble leçon , Qu^il n'importe de la fenêtre , Ponim qn*on sauTC la maison.
A COAlDtfir.
Là A mcsdisante ne feult croire,
Goridon . amy gracieux :
Je la congnois , c^est une noire,
Noire faicte col despit des cieulx :
Si elle eust (pour la paindre mieuk)
Au bec une prune sauvage ,
On £roit qu'elle auroit trois yeulx ,
Ou bien trois prunes au visage.
I»£ LA FILLS ]« VAJV«OfnLT.
Vaugourt parmy sa donjtes tique bande , Voyant sa fille Augustine ja grande , S'attendoit bien de brief un gendre avoir, £t en&ns d'elle agréables à veoir , Qui lui rendroient sa vieillesse contente. Or a perdu sa fille et son attente , Et luy a prins la mort par un trespas, Ce qu'il avoit, et ce qu'il n'avoit pas.