DE LA STASUE DE VENUS ENDORMIE
\2ui dort icy ? le fault il demander ?
Venus y dort, qui vous peult commander.
Ne FesYcillez , elle ne vous nuyi-a :
Si Tesveillez', croyez qu'elle ouvrira
Ces deux beaulx yeulx, pour les vostres bander. '
d'une qui FAISOIT I.A LONGUE.
Quand je vous ayme ardantement , Vostre beauté toute autre efface :
Quand je vous ayme froidement, Vostre beauté fond comme glace.
Hastez vous de me faire grâce , Sans trop user de cruauté :
Car si mon amytié se passe , Âdieû command vostre beauté. *
* J.-B. Rousseau , qui imitait peut-être trop souvent Marot , & lait son profit de cette idée :
Respectons 1* Amour Tandis qu^il sommeille, £t craignons qu'un jour €e dieu ne s^éveille.
Di4if B. Cantate T.
* Cette pensée est exprimëe avec bien plus de d^catesse dans ces vers de Mellin de Saint-Gelais :
Tousjonrs voui me sembUstes belle :
468 ÉPIGRAMHES.
d'une qui LUY FEIT CHERE PAR bIaNIERE d'AG^UHT^
Ne vous forcez de me cherer, Chere ne qniert point violence :
Mes vers vous veulent révérer , Non obliger vostre excellence :
Si mon amour et ma science En vostre endroîct n'ont sçeu valoir, ' C'est à moy d'avoir patience, Et à vous de ne vous chaloir.
d'ektretekir damoyselles.
J E ne sçaurois d'entretien appeller Le deviser qui aucun fruict n'apporte, Ccst le vray vent qui tost se perd en Pair , Ou l'eau qui roide en aval se transporte. L'oyseau gentil , sur le poing je le porte ^
liais encor le congneu je mienlx , Apres que la flamme immortelle D^amour m^enst onTcrt les denx yeals.
Puis quand les -vostres gracieux Aeçenrent la^mesme estinoelle , Lors Tostre beauté devint telle , Qn^il en est de moindres aux cieulx :
Soit donc vostre cnenr soucieux De m^ajmer avec loyauté, Non que le mien ambitieux Mérite un bien si précieux :
Mais pour garder roiitre beiiuiê*