‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 235 sur 293 · LIVRE lY · texte numérisé non relu

LIVRE lY

Âpres lay crie, à luj souvent j^entens, Car de son vol rend mes espritz contens. Âdonc Amour bel oyseau par les aesles , Apporte proje, et donne passetemps.

Ou entretien ( tout seul ) tes damoyselles.

BAISSR VOKÉ.

Vous VOUS plaignez de mon audace Qui a prîns de vous un baiser, Sans en requérir vostre grâce, Venez vers moy vous appaiser :

Je ne vous iray plus baiser Sans vostre congé, veu qu'ainsi Il vous deuh de ce baiser cy , Lequel si bien Tay ose prendre , West pas perdu, je suis icy £n bon vouloir de vous le rendre.

RSSPONSE. *

Du baiser qu'avez soudain pris , Possible n'est d'en Êiire paye , Car vous n'en scavez pas le prix ,

" Cette r^onse est de Marot.

Et ne ?eulx pas qu^on me le paye :

Mais si vous pensez que tort j^aye D'obliger ainsi vous oser, Payez moy en autre monnoye Autant qu^estimez le baiser.

REPLIQUX.

De ce qui ne chet soubz un prix , Si ne sçaurois en rien mesprendre , Quand on le rend comme on Ta pris^ Par quoy ce baiser vous viens rendre Tout ainsi que je le vins prendre :

Mais je n^oserois m' entremettre De donner le prix ou l'y mettre.

Car c'est fimr chose infinie, Et donner cause de commettre £n Testât d'amours symonie.

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